Après 19 mois d'absence de ce site de blogue, pour des raisons de santé et autres. Il m'apparaît important de rappeler certaines réalités et responsabilités aux jeunes citoyens du Québec1 Avec modifications appropriées, voici donc une réflexion publiée à l'origine, en septembre 2012!
VOTER! LA PREMIÈRE RESPONSABILITÉ D'UN CITOYEN ADULTE ET RESPONSABLE.
Les jeunes citoyens du Québec ont des droits. Dès l'âge de 18 ans, ils peuvent consommer de l'alcool dans les endroits publics. Ils peuvent conduire sans accompagnateur adulte s'ils ont obtenu leur permis à 16 ans. Ils aspirent à des études de hauts niveaux, à un emploi rémunérateur, à des soins de santé, à un soutien financier en cas d'urgent pour construire leur avenir.
Ce sont des droits qui leur donnent accès à des avantages qui ont pour origine la société dans laquelle ils vivent! Par contre, il y des efforts à faire de leur part!
Ces jeunes citoyens doivent aussi apprendre que leur statut ne leur accorde pas que des droits. Ils y a aussi des obligations, des responsabilités à assumer afin d'être véritablement considéré comme citoyen de plein droit, adulte et responsable.
IL FAUT EXERCER SON DROIT DE VOTE! C'EST LA PREMIÈRE RESPONSABILITÉ SOCIALE D'UN VÉRITABLE CITOYEN!
Il vous reste moins de 30 heures pour confirmer que vous êtes un véritable citoyen adulte et responsable! Votez... si vous ne l'avez déjà fait! Soyez de fiers citoyens du Québec, votre pays!
samedi 5 avril 2014
19 MOIS PLUS TARD!
dimanche 2 septembre 2012
LES PROMESSES ÉLECTORALES ET LA RÉALITÉ QUOTIDIENNE!
Tous les parties politiques en liste à l'élection québécoise de mardi - ou presque- ont annoncé des investissements majeurs et prioritaires en faveur du maintien à domicile des personnes âgées! Sans oublier, je l'espère bien, les personnes victimes de limitations découlant d'une maladie dégénérative ou d'un accident de naissance. Les personnes victimes de la sclérose en plaques, de la paralysie cérébrale et autres.
On semble avoir oublier l'exigeant et généreux travail des personnes préposées à ces services de maintien à domicile. Actuellement, il y a du personnel très compétent
et très engagé, à l'oeuvre des entreprises d'économie sociale ou des coopératives de services à domicile!. Toutefois, les organismes manquent de ressources humaines pour
répondre adéquatement à toutes les demandes de services.
source - sont en compétition ouverte avec les organismes qui ont pour mandat d'assurer le maintien à domicile des personnes âgées et des personnes handicapées.
Les chefs politiques prendront-ils conscience de l'absurdité de leurs promesses électorales s'ils ne s'assurent pas d'abord que les services promis peuvent être rendus par du personnel compétent et disponible.
Les chefs politiques affirment que les coûts de maintien à domicile sont beaucoup moins élevés que l'hébergement en CHSLD. Si c'est vrai, il devrait y avoir des ressources financières suffisantes pour traiter les personnes préposées au maintien à domicile au même niveau que le personnel en établissement. Il n'y a pas de locaux ni de cadres à payer...
VOTER! LA PREMIÈRE RESPONSABILITÉ D'UN CITOYEN ADULTE ET RESPONSABLE.
Les jeunes citoyens du Québec ont des droits. Dès l'âge de 18 ans, ils peuvent consommer de l'alcool dans les endroits publics. Ils peuvent conduire sans accompagnateur adulte s'ils ont obtenu leur permis à 16 ans. Ils aspirent à des études de hauts niveaux, à un emploi rémunérateur, à des soins de santé, à un soutien financierCe sont des droits qui leur donnent accès à des avantages qui ont pour origine la société dans laquelle ils vivent! Par contre, il y des efforts à faire de leur part!
Ces jeunes citoyens doivent aussi apprendre que leur statut ne leur accorde pas que des droits. Ils y a aussi des obligations, des responsabilités à assumer afin d'être véritablement considéré comme citoyen de plein droit, adulte et responsable.
IL FAUT EXERCER SON DROIT DE VOTE! C'EST LA PREMIÈRE RESPONSABILITÉ SOCIALE D'UN VÉRITABLE CITOYEN!
Il vous moins de 60 heures pour confirmer que vous êtes un véritable citoyen adulte et responsable! Votez... si vous ne l'avez déjà fait! Soyez de fiers citoyens du Québec, votre pays!
vendredi 2 mars 2012
LE CERCLE DE L'INCOMPÉTENCE POLITIQUE! L'OEUF OU LES POULES?
La ministre Dominique Vien s'est engagée dans une campagne pour redorer l'image des CHSLD! Elle déplore les abus ou les cas de mauvaise qualité de services qui ont été rapportés dans les médias! Elle annonce que le nombre des inspecteurs sera augmenté ! Elle peut les doubler! Ils sont deux!
Si la ministre Vien fouille un peu le dossier, elle découvrira que les frais d'hébergement évalués à 66 000 $ par personnes hospitalisées à long terme, ne permettent pas aux gestionnaires - publics ou privées - d'offrir des services de qualité. Les CHSLD recrutent et paient très bien bien une main d'oeuvre qualifiée et généreusement disponible! Malheureusement, les crédits mis à leurs dispositions ne permettent pas d'engager un nombre suffisant de préposé(e)s aux bénéficiaires pour assister le personnel infirmier et médical, dans l'aide, l'entretien et les soins aux personnes logées en CHSLD!
Par ailleurs, si la ministre Vien obtient des crédits supplémentaires pour les CHSLD, les établissements pourront recruter du personnel supplémentaire. Toutefois, puisqu'ils rémunéreront ces nouveaux employés - en fonction des conventions collectives en vigueur - à un salaire plus élevé de + de 50 % que la rémunération qu'une entreprise d'économie sociale ou une coopérative de services à domicile peut verser aux personnes préposées au services de maintien à domicile. Déjà le recrutement des CHSLD se fait sentir dans le milieu des services de maintien à domicile.
Plusieurs entreprises d'économie sociale et coopératives de services à domicile sont confrontées à une pénurie de main d'oeuvre pour répondre adéquatement à toutes les personnes - victimes de maladies dégénératives, personnes âgées ou autres personnes aux prises avec des handicaps ou des limitations physiques- qui s'adressent à elles pour obtenir des services, défrayés ou nom par les crédits consentis aux CLSC-CSSS-AGSSS. Malgré un montant supplémentaire de 4 $/heure, versé aux entreprises d'économie sociale et d'un montant équivalent ajouté en fonction de l'âge de la personne bénéficiaire, les entreprises d'économie sociale qui reçoivent à la base un montant de 13,91 $/heure pour les services rendus à domicile, ne peuvent verser un salaire équivalent à celui versé en CHSLD et, encore moins, offrir ou donner accès à des avantages sociaux ( assurance-salaire, assurance-maladie, régime de retraite et autres)!
Si les personnes handicapées ou victimes de limitations, admissibles aux services de maintien à domicile, choisissent de recruter elle-même les personnes qualifiées pour agir à titre de préposé(e) aux services à la vie quotidienne (lever, coucher, soins personnelles, aide à la nutrition et autres ) ou aux services à la vie domestique ( entretien domestique, préparation de repas et autres), elles ne disposent que de 13,91 $/heure pour payer les personnes engagées de gré à gré. C'est le régime du chèque emploi-service, géré par le Mouvement Desjardins au nom du Gouvernement du Québec. Du montant de 13, 91 $/heure, on doit déduire la contribution de l'employé et celle de l'employeur pour la Régie des rentes, la CSST et l'Assurance-Emploi! Ensuite, on en retient les impôts à la source, le cas échéant! Donc, quel tarif horaire net touche une personne préposée aux bénéficiaires qui offre des services de maintien à domicile ? INACCEPTABLE! Demandez leur!
Le Gouvernement du Québec, et les ministres porte-paroles Dominique Vien et Marguerite Blais, se plaisent à rappeler que les coûts du maintien à domicile handicapées ou âgées ne représentent qu'environ 22 000 $/ année par personnes. En CHSLD, il faut compter plus de 66 000 $ par personnes!!!
Si on opte pour améliorer la qualité des soins en CHSLD en y augmentant le personnel, on augmentera le coût annuel par individu, tout en augmentant la pénurie de main d'oeuvre auprès des personnes qui choisissent les services de maintien à domicile! C'est le phénomène interrogatif de la poule ou de l'oeil!
Les deux Ministres responsables des services sociaux et des Aînés et la Présidente du Conseil du Trésor sauront-elles pondre un oeuf assez gros contenir la solution à «l'irresponsabilité érigée en système»! Le ministre Yves Bolduc pourra peut-être les assister dans leur accouchement!
Souhaitons ne pas devoir attendre 9 mois.... pour une solution ou des élections!
jeudi 1 mars 2012
LES MINISTRES VIEN ET BLAIS À LA HAUTEUR DE L'IRRESPONSABILITÉ EN SYSTÈME
La ministre Dominique Vien et la ministre Marguerite Blais ont déploré le sort réservé aux personnes âgées dans les CHSLD du Québec! La ministre Vien a parlé aux PDG des agences régionales afin qu'ils mettent au pas les CHSLD - et les CSSS auxquels ils sont intégrés! Toutefois, aucune d'elles n'a mentionné qu'on mettait à leurs dispositions des crédits et le personnel requis pour donner suite à cette mission.
Déjà nous avons observé que «l'irresponsabilité est érigée en système» dans le Réseau de la Santé et des Services sociaux. Un député l'a illustré clairement par un graphique qu'il a exposé à l'Assemblée nationale. Cette structure ultra hiérarchisée est une illustration virtuelle de la réalité qu'on peut observer sur le terrain. C'est un fouillis monumental où un chat ne retrouverait pas sa queue!
Dans les CHSLD, de plus en plus jeunes personnes atteintes de la sclérose en plaque, sont logées, dans la plupart des établissements, sur le même étage que des personnes victimes d'Alzheimer! Ou encore avec des personnes âgées victimes de démence ou autres maladies dégénératives. Or, ces jeune personnes victimes de la SEP connaissent des limitations physiques, mais, la plupart d'entre eux ont encore l'usage complet de leurs capacités intellectuelles. Plusieurs souhaiteraient encore fréquenter le cinéma, le théâtre, leurs amis!
Toutefois, l'organisation du fonctionnement de plusieurs CHSLD prévoit une répartition des patients en fonction de leurs limitations physiques. Donc, toutes les personnes - quelle que soit leur âge ou leur état de santé - qui doivent se déplacer à l'aide d'un fauteuil motorisé, d'une marchette ou d'une canne, sont logées au même étage. Les préposées doivent commencer à les coucher vers 21 h 00 - ou plus tôt - , afin de pouvoir quitter le travail à 23 h 00.
Quel que soit ton âge, ton état de santé mentale et intellectuelle, tu dois être à ta chambre à 21 h 00! Pas de théâtre, pas de cinéma, pas de sortie avec les amis! Et, hops, au lit, jusqu'à 7 h 00. Parce qu'à 7 h 00, la préposée du quart de jour sera là pour te laver - à la main -, te servir un déjeuner plus ou moins chaud ou froid, et t'habiller. Et, cela très rapidement parce qu'elle doit servir une douzaine d'autres personnes en environ 2 heures. Car, ensuite, elle devra se préparer pour le diner...., avant de quitter à 15 h. 00!
Et, ça recommence à tous les jours! C'est une partie d'un système irresponsable ! Parce que personne ne veut assumer la responsabilité de tels élucubrations! Depuis le sous-ministre jusqu'au DG du CHSLD, en passant par le CLSC, le CSSS, l'Agence régionale et les différents paliers du ministère!
Au cours de leurs déclarations du mardi 29 février 2012, les ministres Dominique Vien et Marguerite Blais n'ont fait aucune référence aux coupures de services que doivent subir les personnes âgées à mobilité réduites et toutes les personnes victimes de maladies dégénératives - dont la sclérose en plaques, l'Alhzeimer ou le Parkinson - parce qu'elles vivent à domicile. Les listes d'attentes étaient longues.
En période préélectorale, les deux ministres ont annoncé à tour de rôle des crédits supplémentaires pour les services de maintien à domicile! Toutefois, ce qu'elles n'ont pas précisé c'est que les nouveaux crédits visaient tout simplement à réduire les listes d'attente. Et, faute de crédits suffisants, les CSSS, les CLSC et les professionnels sur le terrain se voient dans l'obligation de retirer des heures de service déjà consenties - souvent depuis plusieurs années - à des personnes afin de les attribuer à des personnes âgées ou à d'autres personnes victimes de limitations, afin de réduire les listes d'attente et de redorer ainsi les portraits des ministre Bolduc, Vien et Blais et du premier ministre Jean Charest!
Une belle image pour une élection qui s'en vient! J'espère que les québécois réfléchiront avant de déposer leur bulletin de vote dans la boîte de scrutin!
dimanche 19 février 2012
LA DÉSINS TUE LE MAIL ST-ROCH
Une brève intervention pour souligner que - coïncidence ou pas - Radio-Canada sur RDI, le samedi soir 18 février 2012 vers 23:30, a rediffusé le documentaire-reportage de la série Tout le monde en parlait portant sur le mail St-Joseph ou mail St-Roch, démoli au cours de la dernière décennie. L'architecte responsables et le curé de la paroisse St-Roch dans les années 1980 ont fait état de l'impact de la désinstitutionnalisation sur ce mail du centre-ville.
L'importance de l'itinérance découlant de la désins a obligé les autorités responsables à tenter différents types d'intervention d'aménagement visant à réduire l'affluence des itinérants et d'autres sans logis ou démunis. Les gens d'affaires du secteur ont dû en venir à la conclusion qu'il fallait détruire le mail... afin de remédier à l'absence d'une encadrement nécessaires pour les plus démunis du secteur, de la part du Réseau de la Santé et des Services sociaux.
Et, à aucun niveau, dans le Réseau des Services de santé et des Services sociaux, on acceptera d'assumer la responsabilité d'une telle déficience fonctionnelle d'un réseau public de services que nous payons de nos impôts!
mercredi 15 février 2012
LA «DÉSINS» ... AVANT LES PROGRÈS DE LA PSYCHIATRIE
Des scientifiques du milieu psychiatrique dénoncent dans le quotidien Le Soleil les propos du Sénateur Boisvenu, relatifs au triple meurtre de St-Romain, reproché à une personne qui souffre d'une maladie mentale…. et qui profite d'une large mise en marché de drogues dans la rue. Les psychiatres cités apportent des informations sur les progrès de la psychiatrie et des statistiques sur une décennie qui sert de base de réflexion ou d'analyse comparative.
Le journaliste rectifie certaines perceptions en ajoutant des précisions quant au début de la désinstitutionnalisation - sous régime libéral - dans les années 1960 et le nombre accru d'homicides. Il note également le sommet des homicides par 100 000 habitants au Québec de la fin des années 1950.
Ce relativement jeune journaliste ne pouvait rappeler que cette période coïncide avec l'époque où la «Police provinciale» était soumise à l'Union Nationale et à son chef Maurice LeNoblet Duplessis, et à ses bailleurs fonds»! L'U.N. utilisait même ses relations avec les «pégreux» et la PP pour neutraliser certains jeunes ministres d'avant-garde au sein des cabinets de Jean-Jacques Bertrand et de Daniel Johnson, père.
Au moment du début de la «désins», la psychiatrie était encore une science limitée qui utilisait les «chocs électriques» au cerveau en l'absence de médicaments. Des traitements qui causaient parfois plus de dommages que de bienfaits aux patients. Des traitements développés à Montréal, à McGill!
Aujourd'hui la psychiatrie a évolué! Elle s'est ouverte à la médication produite par des pharmaceutiques qui font de la recherche et créent des produits pour réduire l'impact des maladies… et non pour les guérir et les éradiquer.
Les psychiatres qui témoignent dans le quotidien Le Soleil, défendent avec justesse la désinstitutionnalistion, affirmant qu'il serait illogique de retenir en établissements fermés toutes les personnes victimes de maladie mentale! L'un d'eux affirment même que des excès colériques pourraient se produire en milieu hospitalier… et causer le même type de méfaits! Dans ces cas, aux dépends du personnel hospitalier!
Par ma part, mon analyse n'est pas mise en cause! La désinstitutionnalisation a été décrétée sans s'assurer que le milieu psychiatrique, les services hospitaliers et les services sociaux étaient en mesure de palier les méfaits inhérents à cette décision politico-administrative. Et, les services ne sont toujours pas suffisants pour répondre aux besoins des personnes qui étaient autrefois «en institution» et qui se retrouvent aujourd'hui «à la rue» ou dans leurs familles «démunies» devant certains déficiences des traitements médicamenteux, sociaux ou psychiatriques.
Et, si vous réclamez de l'aide à votre CLSC, on vous réfèrera au CSSS et à ses établissements spécialisés ou généraliste, selon la région! Si les services requis ne sont pas disponibles ou insuffisants, on vous orientera vers l'ASSS (l'agence régionale)… qui rejettera le blâme sur le MSSS qui ne met pas de crédits suffisants à leur disposition!
C'est ça « l'irresponsabilité érigée en système»! (bis)
mardi 14 février 2012
LE DRAME DE ST-ROMAIN….! UNE AUTRE DÉFICIENCE DES SERVICES DE SANTÉ ET DES SERVICE SOCIAUX?
La mort de deux enfants et d'une grand-mère, l'assassinat d'une attachée politique de Feu Claude Bédard, ministre du gouvernement Charest et quelques autres décès ou meurtres impliquant chaque année des gens victime de maladie mentale ramène à la mémoire une autre importante déficience du milieu de la santé et des services sociaux. Des gens ne reçoivent plus les soins et la surveillance requis par leurs problèmes de santé mentale.
La désinstitutionnalistion dans le réseau de la Santé et des Services, à l'époque du ministère des «Affaires sociales», a rendu à la société, à la population, aux familles, la responsabilité de prendre soin de personnes qui étaient hébergés en permanence dans des établissements de santé mentale. On a fermé les portes des hôpitaux psychiatriques qui hébergeaient les personnes que certains spécialistes en santé mentale jugeaient aptes à la réhabilitation, à une intégration dans la société…., sous surveillance et médication adéquate.
Sous le signe de «l'irresponsabilité érigée en système», on a fermé les portes des centre d'hébergement psychiatrique St-Michel-Archange, à Québec, St-Jean-de-Dieu (Hyppolyte-Lafontaine) à Montréal, celui construit à Joliette, celui de St-Ferdinand-d'Halifax et autres. On voulait surtout redonner la liberté «aux orphelins de Duplessis»! Mais en même temps qu'eux, on a libéré des personnes lourdement handicapées mentalement.
Feu Jean Pelletier, alors qu'il fut maire de Québec, a subi les foudres du public et surtout du milieu politique, alors qu'il a déploré avec raison que le nombre d'itinérants - établis principalement dans le quartier St-Roch et ensuite dans le mail - et les incendies d'origine criminelles avaient augmenté de façon importante à la suite de la désinstitutionnalisation. L'apparition du hasch de plus haute qualité et des différentes drogues plus facilement accessibles a aussi contribué à accroître les deux phénomènes.
Posez la question aux anciens et actuels enquêteurs du Commissariat des incendies de la Ville de Québec?
Entre-temps, les lieux d'accueil des itinérants se sont multipliés à Montréal et à Québec! Il a fallu près de 30 ans aux gestionnaires du Réseau de la Santé et des Services sociaux pour se rendre compte de la réalité. Afin de désengorger les salles d'urgence, on a créé les urgences psychiatriques. On a aussi favorisé le développement de maisons d'hébergement privées ou para-publiques que beaucoup de citoyens «ne veulent pas dans leur cour», compte-tenu des risques que représentent encore certaines personnes dont la santé mentale est déficiente.
Toutefois, les ressources médicales et infirmières sont toujours réduites et ne peuvent assurer le suivi des nombreux cas de santé mentale. Sur la rue, les travailleurs sociaux spécialisés ne suffisent pas à la tâche. Plusieurs familles qui comptent des personnes victimes de maladie mentale, sont laissées sans soutien adéquat.
Et, maintenant, quel sort sera réservé au présumé meurtrier de St-Romain? Bénéficiera-t-il de la même évaluation psychiatrique que le cardiologue Turcotte?
Les élections approchent! Quel chef politique s'engagera à remettre les Services de santé et les Services sociaux à la hauteur des besoins réels de notre société!?
Ce texte a été rédigé il y a 3 jours! Donc, avant la déclaration publique du Sénateur Boisvenu dont je ne partage pas les interventions publiques, ni les orientations politiques. L'intérêt publique doit primer sur la promotion des intérêts personnels.
vendredi 10 février 2012
AUTRE IMPORTANT DÉFI DANS LES SERVICES DE MAINTIEN À DOMICILE: LE MANQUE DE PERSONNEL QUALiFIÉ ET COMPÉTENT.
Actuellement les coopératives de services de maintien à domicile et beaucoup d'autres entreprises d'économie sociale - des OSBL pour la plupart - qui tentent de répondre aux besoins des services de maintien à domiclie des personnes handicapées, victimes de limitations découlant d'une maladie dégénérative ou de l'âge, font face à un défi de taille. Le peu de disponibilité d'une main d'oeuvre qualifiée - majoritairement des femmes - constituent un frein important dans le développement des services et sont à la source de longues listes d'attente. Ainsi des personnes sont privées indûment des services et demeurent de longues heures dans leurs lits, dans leurs fauteuils motorisés, dans leurs couches souillées.
Toutefois, il faut que la société toute entière se mobilise pour assurer à ces généreuses personnes un salaire et des avantages sociaux à la hauteur de leur compétence et de leur disponibilité.
Un premier pas pourrait être fait par le Mouvement Desjardins! À l'origine, l'esprit coopératif qui le motivait, a permis à certaines caisses populaires d'offrir à leurs membres, travailleurs autonomes ou de PME, de pouvoir contribuer à une assurants collective pour les services de santé, une assurance salaire, une assurance invalidité et même un fonds de retraite. Puisque le Mouvement Desjardins gère déjà, sous mandat gouvernemental, le programme du chèque- emploi- service pour la rémunération des personnes préposées aux services de maintien à domicile, engagées comme travailleurs autonomes, il pourrait faire preuve d'ingéniosité et de coopération sociale pour mettre sur pied des programmes d'assurance et d'investissements de retraite qui pourraient être offerts à ces personnes.
Madame Leroux, vous connaissez la sclérose en plaques et ses contraintes! Vous pourriez travailler à la création d'un programme qui répondrait aux besoins décrits plus haut!
jeudi 9 février 2012
DANS LA SANTÉ ET LES SERVICES SOCIAUX, LES GESTIONNAIRES CAMOUFLENT LA RÉALITÉ!
dimanche 5 février 2012
L'ART DE REPORTER LA SOLUTION...
Dans la région de la Capitale Nationale, il y a manque 1 M $ au total au CSSS de la Vieille-Capitale et de Québec-Nord afin répondre adéquatement aux besoins des personnes victimes de limitations ou d'un handicap dans le cadre du programme SISAD qui veut assurer le maintien à domicile des personnes visées. Il en résulte des besoins non comblés, un nombre d'heures insuffisantes pour certaines personnes déjà desservies par le programme et une longue liste d'attente de personnes qui ont besoin de services de maintien à domicile et qu'on ne peut satisfaire ou soulager!
dimanche 29 janvier 2012
L'IRRESPONSABILITÉ ÉRIGÉE EN SYSTÈME!
Lorsque les professionnels de la Santé et des Services sociaux vous rencontrent à domicile pour évaluer vos besoins en matière de soins personnels : soins à la vie quotidien (lever, coucher, laver, nourrir, vėtir) et soins à la vie domestique ( entretien ménager, lavage et entretien des vêtements et de la litrerie et autres), ils vous informent qu'ils ont des règles d'évaluation à respecter, que les budgets sont limités, que la liste d'attente est longue et qu'un comité prendra la décision finale dans votre cas.
Premières observations: les gens les plus compétents et les mieux informés sur votre situation réelle et vos besoins spécifiques, votre travail leur social et votre ergothérapeute, sont limités dans l'exercice de leurs compétences professionnelles.
Les nombreux cadres qui occupent de grands bureaux - et non ceux qui sont suspendus au mur des bureaux - et touchent des salaires plus élevés - parfois la somme du salaire des deux professionnels qui vous ont rencontré - transmettent les ordres, les directives et assignent les personnes à rencontrer et à évaluer. Ces cadres assistent à des réunions, autorisent des congés, font compiler des données par leur adjointe administrative et signent les documents administratifs, les lettres dictées à leur adjointe et les analyses ou commentaires exigés par un cadre supérieur - celui suspendu plus haut sur le mur!
Ces cadres de différents niveaux commandent la formation de comités pour élaborer les règles d'application de programmes imaginés, créés et décidés par des cadres suspendus aux 15 étage de l'Edifice Catherine-de-Longpré où logent le Ministre de la Santé et des Services sociaux et le ministère soumis à ses objectifs politiques et celles de son parti!
Les décisions concernant la modification ou la mise en place d’un nouveau programme sont prises aux 15e étages du Catherine-de-Longpré, souvent sans que les personnes impliquées ne soient informées de la réalité des besoins sur le terrain, sur le chemin Ste-Foy, au bas de la côte St-Sacrement ou ailleurs dans la ville, dans la région et au Québec. Le Ministre autorise la mise en place du programme parce que des fonctionnaires mal informées le lui ont recommandé ! Et, cette modification de programme a été amorcée parce que le Conseil du Trésor n’accorde pas suffisamment de $$$ au MSSS. Le Conseil du Trésor doit partager les crédits d’un budget élaboré par le Ministre et le ministère des Finances et adopté par un gouvernement Charest majoritaire à l’Assemblée nationale !
La décision prise, la «machine à écraser les citoyens» se met en marche vers le bas ! Jusqu’à vous ! Si vous posez des questions et remontez la filière de la décision, personne ne veut assumer la responsabilité de la décision de la coupure de services.
Donc, on pourrait présumer que vous êtes responsables parce que vous êtes malades… ! Ou, parce que vous avez voté pour le gouvernement en place… ! Ou parce que vous n’avez pas exercé votre devoir de citoyen lors des dernières élections!!!
En conclusion, assumez vos responsabilités ! Lors des prochaines élections, votez en faveur d’un gouvernement qui acceptera de nous dire la vérité sur la gestion de l’État, d’assumer la responsabilité de ses décisions !
J’ai encore des illusions, des rêves ! Des hommes ou des femmes politiques qui oseront nous dire la vérité, sans mentir, sans nous créer de fausses illusions ! Vous ?
Au moins exercez votre droit de vote et incitez vos proches ( aidants, parents, amis, voisins à la faire) ! Bonne santé à tous et toutes !
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P.S.: C'est le texte que le président du CA de la SCSP/Région de Québec propose à la lecture des membres à la mi-février 2012.
mercredi 10 août 2011
FIL EN AIGUILLE: De CHA en CSSS...??
lundi 1 août 2011
DE MAI 2008 À AOÛT 2011! AVANCEZ EN ARRIÈRE!
UN INVESTISSANT MOINS INTÉRESSANT...
En mai 2008, le gouvernement Charest - par l'intermédiaire de celui qui occupait alors le poste ministre québécois de l’Emploi et de la Solidarité sociale, monsieur Sam Hamad - a annoncé avec fierté un programme de 142 millions de dollars pour favoriser l’engagement de personnes handicapées par les entreprises privées! Bon point?
Toutefois, les informations contenues dans les médias ne nous permettaient pas de savoir si le gouvernement Charest avait mis en place un programme de complicité tous les autres ministères du gouvernement du Québec! C’est pourquoi nous nous interrogions alors sur les impacts collatéraux de ce généreux(?) programme et le contexte requis pour sa pleine réalisation.
.... MAIS DES EFFETS COLLATÉRAUX NÉGLIGÉS!
LE TRANSPORT ADAPTÉ...
En effet, l'ex-ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale - maintenant ministre du Transport - s’est-il assuré que les personnes handicapées pouvaientt se déplacer pour se rendre au travail? Sait-il maintenant qu’à l’exception des grands centres, comme Québec et Montréal, peu de villes ou de MRC du Québec offrent un service de transport adapté adéquat, qui pourrait permettre à des personnes handicapées, aptes au travail, de se rendre sur les lieux dudit travail?
Dans certains cas, l’accès au monde du travail représente une modification importante du «modus vivendi» des personnes handicapées. Plusieurs des personnes visées par le programme d’intégration en emploi requièrent de l’aide de personnes «préposées aux bénéficiaires» pour leur lever et leur coucher ainsi que pour leurs soins et leur entretien personnels. Ces besoins sont actuellement satisfaits selon un horaire déterminé par le nature des tâches à effectuer, les besoins spécifiques du client et la disponibilité de la personne ressource.
... ET LES AIDES À LA VIE QUOTIDIENNE
Si la personne handicapée a accès au marché du travail, son horaire quotidien s’en trouvera modifié. Par exemple, le lever et le coucher devront s’effectuer plus tôt, dans la plupart des cas. Est-ce que la personne préposée au lever et au coucher sera disponible pour devancer 8 h 00 à 6 h 00 - et même 5 h 00-, par exemple, le lever et les soins qui s’en suivent, afin que la personne, maintenant employée, puisse être sur son lieu de travail, à 8 h 00? Et, de même l’heure du coucher et de certains soient personnels devra être modifiée!
Les personnes handicapées ou les organismes qui leur offrent des services de maintien à domicile, ont beaucoup de difficultés à recruter des personnes compétentes et disponibles pour assurer de tels services! Il y a une pénurie de personnes «préposées aux bénéficiaires»! Est-ce que le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale a prévu un programme de formation «accélérée» d’un plus grand nombre de personnes de soutien?
Est-ce que l'actuelle ministre de l'Emploi et de la Solidarité a demandé au ministre de la Santé et des Services sociaux d’accroître les sommes investies dans le maintien à domicile, afin que les établissements du réseau et les entreprises d’économie sociale puissent payer aux personnes préposées aux bénéficiaires des salaires intéressants et convenables? On a déjà beaucoup de difficultés à recruter et à conserver à son emploi, les personnes compétentes et disponibles!
Rien, dans les informations diffusées, ne laissait voir qu’on s’était préoccupé de ces éventuelles difficultés dans la réalisation du programme annoncé!
Au Québec, les gouvernements se succèdent et le fonctionnement «en silo» demeure! Au Québec, dit-on dans certains milieux versés dans la science politique, il n’y pas un gouvernement mais autant de gouvernement qu’il y a de ministères!
Durant une carrière de 28 ans la Fonction publique du Québec, j’ai été souventes fois confronté aux murs des «silos ministériels». À l’occasion, j’ai réussi à amorcer certaines interventions interministérielles ou je les ai recommandées. Dans certains cas, 20 ans plus tard, on poursuit la démarche...!
Mieux vaut tard que jamais, diront certains! Mais combien de personnes ont entre-temps souffert de l’absence d’une coordination interministérielle intelligente?
20110801
lundi 16 novembre 2009
LE BLOC D'UN OCEAN À L'AUTRE!
Avec la célébration du 400e de Québec en 2009 , les historiens nous ont remémoré les étapes et les évènements qui ont permis la naissance et l'existence d'un pays au nord du 41e parallèle, des rives de l'Atlantique à celles du Pacifique, au delà des Rocheuses.
Ces découveurs ont semé des colonies francophones, du Québec aux Rocheuses. En passant par le Yukon et le "Klondike", ils ont rejoint le Pacifique. À l'Est, les Acadiens occupaient déjà Grand-Pré, avant d'en être déportés par Winslow. Sous la plume d'Antonine Maillet, plusieurs familles ont marché d'aussi loin que de La Louisiane - où elles ont laissé des traces qui ont nom Richard, Melançon, Gaudet, Landry - pour reconstruire leur patrimoine d'authentique souche française ou écossaise.
L'Acadie renaît de ces cendres et témoigne de la fierté de ses origines. Le drapeau français étoilé d'or survole fièrement au-dessus des Maritimes dont les étendards provinciaux ne peuvent s'imposer à la Francophonie ou au "vaste monde"!
L'Acadie en tête, le Québec en marche, le Nord-Ontarien francophone qui s'exprime "Francoeur", voilà le cœur d'un cortège en marche vers le Pacifique, s'engraissant au passage de la francophonie saskatchewannaise. Les rejoindront ensuite les villes et villages manitobains fiers de leur langue française qui s'exprime souvent en livres et en chansons.
Les ingénieux québécois qui glacent les pentes neigeuses de l'Alberta et l'aide à s'enrichir de son sol bitumineux, ouvriront la route pour rejoindre les fiers francophones de Yellowknife dont les écoles assurent la survivance de leur jeune peuple.
Et, le grand tintamarre francophone rejoindra la Colombie qui a moins en moins de britanniques en son sein et des plus en plus d'asiatiques dont des colonisés français et des québécois explorateurs, à la recherche de barrages à construire, de mines à exploiter ou d'immenses pins à dérouler.
Une voix linguistique existe, une voie culturelle les réunie, il ne reste qu'une voie politique à y construire, bloc par bloc, afin de conduire au Parlement d'Ottawa un immense Bloc majoritaire.
Qu'Harper n'en croit pas ses yeux, c'est le miracle que doivent réaliser Duceppe et cie afin de justifier leur existence et accéder ensuite au ciel politique! À la droite de son père dans la peau d'un Duplessis fier de son Québec enfin répandu de l'Atlantique au Pacifique, comme aux beaux soirs du hockey Molsonlundi 26 mai 2008
SAM HAMAD A-T-IL PRÉVU LES IMPACTS COLLATÉRAUX?
UN INVESTISSANT INTÉRESSANT...
Le ministre québécois de l’Emploi et de la Solidarité sociale, monsieur Sam Hamad, a annoncé avec fierté un programme de 142 millions de dollars pour favoriser l’engagement de personnes handicapées par les entreprises privées! Bon point?
Toutefois, les informations contenues dans les médias ne nous permettent de savoir si monsieur Hamad a mis en place son programme avec la complicité des autres ministères du gouvernement du Québec! C’est pourquoi nous nous interrogeons sur les impacts collatéraux de ce généreux(?) programme et le contexte requis pour sa pleine réalisation.
.... MAIS DES EFFETS COLLATÉRAUX
À NE PAS NÉGLIGER!
LE TRANSPORT ADAPTÉ...
En effet, le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale s’est-il assuré que les personnes handicapées pourront se déplacer pour se rendre au travail? Sait-il qu’à l’exception des grands centres, comme Québec et Montréal, peu de villes ou de MRC du Québec offrent un service de transport adapté adéquat, qui pourrait permettre à des personnes handicapées, aptes au travail, de se rendre sur les lieux dudit travail?
Dans certains cas, l’accès au monde du travail représente une modification importante du «modus vivendi» des personnes handicapées. Plusieurs des personnes visées par le programme d’intégration en emploi requièrent de l’aide de personnes «préposées aux bénéficiaires» pour leur lever et leur coucher ainsi que pour leurs soins et leur entretien personnels. Ces besoins sont actuellement satisfaits selon un horaire déterminé par le nature des tâches à effectuer, les besoins spécifiques du client et la disponibilité de la personne ressource.
... ET LES AIDES À LA VIE QUOTIDIENNE
Si la personne handicapée a accès au marché du travail, son horaire quotidien s’en trouvera modifié. Par exemple, le lever et le coucher devront s’effectuer plus tôt, dans la plupart des cas. Est-ce que la personne préposée au lever et au coucher sera disponible pour devancer 8 h 00 à 6 h 00 - et même 5 h 00-, par exemple, le lever et les soins qui s’en suivent, afin que la personne, maintenant employée, puisse être sur son lieu de travail, à 8 h 00? Et, de même l’heure du coucher et de certains soient personnels devra être modifiée!
Les personnes handicapées ou les organismes qui leur offrent des services de maintien à domicile, ont beaucoup de difficultés à recruter des personnes compétentes et disponibles pour assurer de tels services! Il y a une pénurie de personnes «préposées aux bénéficiaires»! Est-ce que le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale a prévu un programme de formation «accélérée» d’un plus grand nombre de personnes de soutien?
Est-ce que Sam Hamad a demandé au ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, d’accroître les sommes investies dans le maintien à domicile, afin que les établissements du réseau et les entreprises d’économie sociale puissent payer aux personnes préposées aux bénéficiaires des salaires intéressants et convenables? On a déjà beaucoup de difficultés à recruter et à conserver à son emploi, les personnes compétentes et disponibles!
Rien, dans les informations diffusées, lors de l’annonce faite par monsieur Sam Hamad, ne laisse voir qu’on s’est préoccupé de ces éventuelles difficultés dans la réalisation du programme annoncé!
Au Québec, les gouvernements se succèdent et le fonctionnement «en silo» demeure! Au Québec, dit-on dans certains milieux versés dans la science politique, il n’y pas un gouvernement mais autant de gouvernement qu’il y a de ministères!
Durant une carrière de 28 ans la Fonction publique du Québec, j’ai été souventes fois confronté aux murs des «silos ministériels». À l’occasion, j’ai réussi à amorcer certaines interventions interministérielles ou je les ai recommandées. Dans certains cas, 20 ans plus tard, on poursuit la démarche...!
Mieux vaut tard que jamais, diront certains! Mais combien de personnes ont entre-temps souffert de l’absence d’une coordination interministérielle intelligente?
Jean Melançon
20080526
samedi 8 mars 2008
LA CONVERSATION NATIONALE...! UNE RÉALITÉ!
...LA SUITE DE «ON EST 6 MILLIONS, FAUT SE PARLER!»
Lorsque la cheffe du Parti Québécois, madame Pauline Marois, a annoncé qu’elle prônait la suspension de l’application de l’article 1 du programme de son parti, plusieurs commentateurs ont fait remarquer que la nouvelle stratégie peut se traduire par: «pas nécessairement un référendum, mais un référendum si nécessaire»! Toutefois, je n’ai rien lu qui établissait un lien de continuité avec le slogan publicitaire de la Brasserie Labatt - «On est 6 millions, faut se parler!» - qui a contribué de façon significative à l’élection du premier gouvernement du Parti Québécois en 1975.
Pourtant, il m’apparaît tout à fait évident que la formulation de la nouvelle stratégie Marois s’inscrit dans la réalité québécoise: si «On est 6 millions..», il faut se parler ! Cela doit se faire à l’intérieur d’une activité à la fois interpersonnelle et sociale qui peut se décrire comme étant une «conversation nationale»!
En réponse à une question que je lui ai posé en public, lors d’un atelier d’un congrès des relationnistes du Québec au début des années 1980, monsieur Vincent Gabriele- qui était en poste au marketing chez Labatt au moment de la célèbre campagne - a clairement confirmé que les sondages et autres recherches, effectuées en la matière, démontraient que le célèbre slogan avait contribuié à l’élection du Parti Québécois dirigé par René Lévesque. Le seul bénéfice qu’en avait tiré la Brasserie Labatt: on avait réussi à freiner les pertes de parts de marché que l’on connaissait au cours de cette période.
Il faut maintenant un «jingle» pour accompagner en sourdine la «conversation nationale»! Alors, pourquoi ne pas récupérer les droits sur cette célèbre et efficace publicité de bière et en faire l’outil de promotion de la «conversation nationale»! D’une certaine façon, si Labatt - ou encore mieux Unibroue- acceptait de s’associer à cette reprise historique, le «jingle» publicitaire pourrait «saouler» la vieille garde revancharde du PQ, au point de l’endormir et «paqueter» les rangs du PQ en prévision d’éventuelles élections!
Jean Melançon
20080308
vendredi 22 février 2008
SI LE CANADA EXISTAIT, LES QUÉBÉCOIS POURRAIENT-ILS RECEVOIR DES SOINS?
LA SANTÉ POUR TOUS...PARTOUT!
Depuis mardi de la semaine dernière, la Santé - ou plutôt les services de Santé au Québec- , son Ministre responsable et le rapport d’un groupe de travail font la manchette!
La publication du rapport de travail Castonguay - du nom du ministre libéral qui a permis aux médecins et aux établissements du réseau de la Santé de toucher leurs rémunérations en faisant clic-clic - a rendu public un document dont le contenu a opposé à peu près toutes les «grandes gueules» politiques! Chacun y trouvant un point fort à «monter en épingle» ou un point faible à «tailler au scalpel»!
L'équipe de Jean Charest n'a pas marqué de but, mais son chef et son Ministre de la Santé et des Services ont fait preuve de grandes qualités de «patineurs»! Tandis que la Ministre des Finances et Président du Conseil du Trésor préservait le «filet de sécurité» en rappelant à l'ex-président du Groupe d'assurance La Laurentienne (ne pas confondre avec la banque Laurentienne) que la TVQ «pas touche»!
On discute, entre Québécois de nos problèmes de santé et surtout des coûts qui y sont rattachés. Tous les Québécois - ou presque - se veulent pas que le gouvernement du Québec renonce au principe fondamental d’universalité sur laquelle a été construit notre système de Santé, sous la gouverne de Claude Castonguay! Les membres du groupe de travail Castonguay ne s’entendent même pas sur les stratégies de solution à nos problèmes. Des problèmes financiers plus que de véritables problèmes de santé?
Problèmes qui sont de différentes dimensions: ressources humaines: pénurie de médecin et de personnel infirmier depuis les mises à la retraite massive de 1996; ressources financières: coûts de plus en plus élevés des médicaments et des services à rendre à une population vieillissante et refus stratégique politique d’ajouter aux impôts ou aux taxes que doivent déjà payer les contribuables québécois.
Le rapport prône une solution «publique-privé» qui permettraient aux médecins de travailler à la fois sous rémunération de la RAMQ et sous rémunération des assurances privées des clients - mieux nantis ou mieux syndiqués! Le ministre Couillard n’est pas d’accord! Les médecins doivent «manger» à une seule «auge», la RAMQ. Ceux qui ne veulent pas n’ont qu’à «taiter» les porte-feuilles des mieux nantis de notre société, au Québec ou à l’extérieur de notre contrée!
SI LE CANADA EXISTAIT...
Le secteur de la Santé et des Services sociaux serait - selon les règles du jeu d’un Canada hypothétique - un domaine d’intervention à responsabilité et à frais partagés! En réalité, le «janitor» canadien collecte l’impôt et les taxes des Québécois mais ne retourne pas nécessairement aux Québécois tous les montants recueillis dans leurs porte-feuilles et qui pourraient répondre aux besoins financiers du système de santé du Québec. Des règles normatives de redistribution des sommes recueillies restreignent la liberté des États «provinciaux».
Ainsi, le Québec ne pourrait pas utiliser les fonds reçus du «janitor» Harper aux fins spécifiques de répondre aux besoins particuliers actuels de malades québécois! Les normes exigeraient que les fonds redistribués soient investis dans les mêmes services ou les mêmes programmes «besoin pas besoin», partout «un Atlantique à l’Autre»!
Si le Canada existait comme véritable pays, la répartition des ressources communes permettrait de répondre à des besoins spécifiques dans certaines régions de la grande contrée! C’est du moins l’idée que me fait d’un véritable pays.
Le Petit Robert, en page 1383 (édition 1986), définit le pays comme étant un «territoire habité par une collectivité et constituant une réalité géographique dénommée; nation.»
Déjà le «janitor» Harper a reconnu le Québec comme étant une nation! Donc, le Québec est un pays! Il devrait donc pouvoir gérer à sa guise toutes les taxes et tous les impôts puisés dans les poches des citoyens et citoyennes du Québec!
Est-ce cette approche stratégique qui guidait Bernard Landry - alors Ministre des Finances -, lorsqu’il a «fermé» le robinet à Jean Rochon et Pauline Marois - qui se sont succédés à la tête du Ministère de la Santé et des Services sociaux - afin d’atteindre le «déficit ZÉRO»! Croyait-il pouvoir revendiquer du «janitor» Jean Chrétien toutes les sommes recueillies au Québec afin de pouvoir les investir dans le mieux-être des Québécois et Québécoises? Ou, à défaut d’une réponse «chrétienne» affirmative, espérait-il pouvoir regrouper la société québécoise autour d’un «OUI» convaincant... à 80 % et plus? Si c’était le cas, la stratégie a «foiré»!
Maintenant, on se retrouve »gros Jean comme devant» avec Jean Charest, «aminci» au point de faufiler au sommet des sondages...! Même si ledit Jean Charest n’a pas encore manifesté son intention d’exiger une plus grande somme d’argent du «janitor» Harper, afin de résoudre les problèmes de notre réseau de Santé et de Services sociaux!
Les problèmes financiers seulement? Car des médecins et du personnel infirmier, ça ne s’achète pas chez WALL-MART..., et ça ne se fabrique pas en Chine ou Mexique, à moindre coût!
SVP, mangez sainement et évitez les accidents de la route! Protégez votre santé! Conduisez prudemment! Il faut au moins 5 ans pour combler les besoins en médecins et en personnel infirmier!
Jean Melançon
20080227.