mercredi 15 février 2012

LA «DÉSINS» ... AVANT LES PROGRÈS DE LA PSYCHIATRIE


Des scientifiques du milieu psychiatrique dénoncent dans le quotidien Le Soleil les propos du Sénateur Boisvenu, relatifs au triple meurtre de St-Romain, reproché à une personne qui souffre d'une maladie mentale…. et qui profite d'une large mise en marché de drogues dans la rue. Les psychiatres cités apportent des informations sur les progrès de la psychiatrie et des statistiques sur une décennie qui sert de base de réflexion ou d'analyse comparative. 


Le journaliste rectifie certaines perceptions en ajoutant des précisions quant au début de la désinstitutionnalisation - sous régime libéral - dans les années 1960 et le nombre accru d'homicides.  Il note également le sommet des homicides par 100 000 habitants au Québec de la fin des années 1950.  


Ce relativement jeune journaliste ne pouvait rappeler que cette période coïncide avec l'époque où la «Police provinciale» était soumise à l'Union Nationale et à son chef Maurice  LeNoblet Duplessis, et à ses bailleurs fonds»!  L'U.N. utilisait même ses relations avec les «pégreux» et la PP pour neutraliser certains jeunes ministres d'avant-garde au sein des cabinets de Jean-Jacques Bertrand et de Daniel Johnson, père.


Au moment du début de la «désins», la psychiatrie était encore une science limitée qui utilisait les «chocs électriques» au cerveau en l'absence de médicaments. Des traitements qui causaient parfois plus de dommages que de bienfaits aux patients.  Des traitements développés à Montréal, à McGill!  


Aujourd'hui la psychiatrie a évolué! Elle s'est ouverte à la médication produite par des pharmaceutiques qui font de la recherche et créent des produits pour réduire l'impact des maladies… et non pour les guérir et les éradiquer. 


Les psychiatres qui témoignent dans le quotidien Le Soleil, défendent avec justesse la désinstitutionnalistion, affirmant qu'il serait illogique de retenir en établissements fermés toutes les personnes victimes de maladie mentale!  L'un d'eux affirment même que des excès colériques pourraient se produire en milieu hospitalier… et causer le même type de méfaits!  Dans ces cas, aux dépends du personnel hospitalier!


Par ma part, mon analyse n'est pas mise en cause! La désinstitutionnalisation a été décrétée sans s'assurer que le milieu psychiatrique, les services hospitaliers et les services sociaux étaient en mesure de palier les méfaits inhérents à cette décision politico-administrative.  Et, les services ne sont toujours pas suffisants pour répondre aux besoins des personnes qui étaient autrefois «en institution» et qui se retrouvent aujourd'hui «à la rue» ou dans leurs familles «démunies» devant certains déficiences des traitements médicamenteux, sociaux ou psychiatriques. 


Et, si vous réclamez de l'aide à votre CLSC, on vous réfèrera au CSSS et à ses établissements spécialisés ou généraliste, selon la région! Si les services requis ne sont pas disponibles ou insuffisants, on vous orientera vers l'ASSS (l'agence régionale)… qui rejettera le blâme sur le MSSS qui ne met pas de crédits suffisants à leur disposition!


C'est ça « l'irresponsabilité érigée en système»! (bis)

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