La mort de deux enfants et d'une grand-mère, l'assassinat d'une attachée politique de Feu Claude Bédard, ministre du gouvernement Charest et quelques autres décès ou meurtres impliquant chaque année des gens victime de maladie mentale ramène à la mémoire une autre importante déficience du milieu de la santé et des services sociaux. Des gens ne reçoivent plus les soins et la surveillance requis par leurs problèmes de santé mentale.
La désinstitutionnalistion dans le réseau de la Santé et des Services, à l'époque du ministère des «Affaires sociales», a rendu à la société, à la population, aux familles, la responsabilité de prendre soin de personnes qui étaient hébergés en permanence dans des établissements de santé mentale. On a fermé les portes des hôpitaux psychiatriques qui hébergeaient les personnes que certains spécialistes en santé mentale jugeaient aptes à la réhabilitation, à une intégration dans la société…., sous surveillance et médication adéquate.
Sous le signe de «l'irresponsabilité érigée en système», on a fermé les portes des centre d'hébergement psychiatrique St-Michel-Archange, à Québec, St-Jean-de-Dieu (Hyppolyte-Lafontaine) à Montréal, celui construit à Joliette, celui de St-Ferdinand-d'Halifax et autres. On voulait surtout redonner la liberté «aux orphelins de Duplessis»! Mais en même temps qu'eux, on a libéré des personnes lourdement handicapées mentalement.
Feu Jean Pelletier, alors qu'il fut maire de Québec, a subi les foudres du public et surtout du milieu politique, alors qu'il a déploré avec raison que le nombre d'itinérants - établis principalement dans le quartier St-Roch et ensuite dans le mail - et les incendies d'origine criminelles avaient augmenté de façon importante à la suite de la désinstitutionnalisation. L'apparition du hasch de plus haute qualité et des différentes drogues plus facilement accessibles a aussi contribué à accroître les deux phénomènes.
Posez la question aux anciens et actuels enquêteurs du Commissariat des incendies de la Ville de Québec?
Entre-temps, les lieux d'accueil des itinérants se sont multipliés à Montréal et à Québec! Il a fallu près de 30 ans aux gestionnaires du Réseau de la Santé et des Services sociaux pour se rendre compte de la réalité. Afin de désengorger les salles d'urgence, on a créé les urgences psychiatriques. On a aussi favorisé le développement de maisons d'hébergement privées ou para-publiques que beaucoup de citoyens «ne veulent pas dans leur cour», compte-tenu des risques que représentent encore certaines personnes dont la santé mentale est déficiente.
Toutefois, les ressources médicales et infirmières sont toujours réduites et ne peuvent assurer le suivi des nombreux cas de santé mentale. Sur la rue, les travailleurs sociaux spécialisés ne suffisent pas à la tâche. Plusieurs familles qui comptent des personnes victimes de maladie mentale, sont laissées sans soutien adéquat.
Et, maintenant, quel sort sera réservé au présumé meurtrier de St-Romain? Bénéficiera-t-il de la même évaluation psychiatrique que le cardiologue Turcotte?
Les élections approchent! Quel chef politique s'engagera à remettre les Services de santé et les Services sociaux à la hauteur des besoins réels de notre société!?
Ce texte a été rédigé il y a 3 jours! Donc, avant la déclaration publique du Sénateur Boisvenu dont je ne partage pas les interventions publiques, ni les orientations politiques. L'intérêt publique doit primer sur la promotion des intérêts personnels.
mardi 14 février 2012
LE DRAME DE ST-ROMAIN….! UNE AUTRE DÉFICIENCE DES SERVICES DE SANTÉ ET DES SERVICE SOCIAUX?
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1 commentaire:
Qu'attends-tu pour choniquer dans quelque journal ou revue. Tu éclaircie bien des sujets qui le méritent.
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