jeudi 9 février 2012

DANS LA SANTÉ ET LES SERVICES SOCIAUX, LES GESTIONNAIRES CAMOUFLENT LA RÉALITÉ!

Ce n'est pas la meilleure façon d'obtenir des crédits supplémentaires pour la région de la Capitale-Nationale!

En effet, réduire les services offerts dans le secteur du maintien à domicile, en retranchant des heures de services à des personnes qui en bénéficient déjà et qui répondent à leurs besoins afin de pouvoir répondre à une faible parties des besoins des personnes inscrites sur les listes d'attentes constitue une stratégie inadéquate des gestionnaires du réseau de la Santé et des Services sociaux de la région de la Capitale Nationale. Les résultats de la démarche produisent un portrait erroné et inadéquat des services de maintien à domicile dans la région.

C'est sur cette irréalité que les décideurs politiques - le Ministre des Finances, la Présidente du Conseil, le Ministre de la Santé et des Services sociaux et ses sous-ministres - se baseront pour distribuer les crédits attribués du MSSS, entre les régions et entre les programmes. Si l'on juge que l'image irréelle laisse croire à une amélioration de la situation, à une réduction des besoins des patients, on pourra peut-être consentir des montants plus importants à la rémunération des cadres du réseau de la SSS de la région.

C'est sans doute ce portrait irréaliste qui a permis à la nouvelle Directrice générale du CHUQ d'obtenir les crédits nécessaires pour créer et ajouter quelque 200 nouveaux postes de cadre dans le réseau des établissements du CHUQ. Et, les médecins spécialistes de ce réseau attendent toujours les appareils nécessaires pour dépister et soigner certaines maladies dégénératives, comme la sclérose en plaques. Ils ont également besoin de crédits supplémentaires pour développer la relève nécessaire et la recherche fondamentale visant à éradiquer des maladies dégénératives très présentes dans la région.

Le portrait réel de la situation des Services de santê et des services sociaux est très difficile à établir. Les hauts-dirigeants de l'ASSS-CN ne peuvent dresser ce portrait ou ne veulent pas dévoiler la réalité, craignant peut-être que leurs compétences et leur honnêteté soient mises en cause.

Heureusement, les organismes qui ont comme mandat de défendre les droits des personnes handicapées de la région obtiennent des données en présentant des demandes aux établissements, en vertu de la Loi d'accès à l'information. Il faudrait maintenant que des journalistes s'intéressent au dossier, ils y feraient des découvertes parfois abhérantes!!!

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