LA SANTÉ POUR TOUS...PARTOUT!
Depuis mardi de la semaine dernière, la Santé - ou plutôt les services de Santé au Québec- , son Ministre responsable et le rapport d’un groupe de travail font la manchette!
La publication du rapport de travail Castonguay - du nom du ministre libéral qui a permis aux médecins et aux établissements du réseau de la Santé de toucher leurs rémunérations en faisant clic-clic - a rendu public un document dont le contenu a opposé à peu près toutes les «grandes gueules» politiques! Chacun y trouvant un point fort à «monter en épingle» ou un point faible à «tailler au scalpel»!
L'équipe de Jean Charest n'a pas marqué de but, mais son chef et son Ministre de la Santé et des Services ont fait preuve de grandes qualités de «patineurs»! Tandis que la Ministre des Finances et Président du Conseil du Trésor préservait le «filet de sécurité» en rappelant à l'ex-président du Groupe d'assurance La Laurentienne (ne pas confondre avec la banque Laurentienne) que la TVQ «pas touche»!
On discute, entre Québécois de nos problèmes de santé et surtout des coûts qui y sont rattachés. Tous les Québécois - ou presque - se veulent pas que le gouvernement du Québec renonce au principe fondamental d’universalité sur laquelle a été construit notre système de Santé, sous la gouverne de Claude Castonguay! Les membres du groupe de travail Castonguay ne s’entendent même pas sur les stratégies de solution à nos problèmes. Des problèmes financiers plus que de véritables problèmes de santé?
Problèmes qui sont de différentes dimensions: ressources humaines: pénurie de médecin et de personnel infirmier depuis les mises à la retraite massive de 1996; ressources financières: coûts de plus en plus élevés des médicaments et des services à rendre à une population vieillissante et refus stratégique politique d’ajouter aux impôts ou aux taxes que doivent déjà payer les contribuables québécois.
Le rapport prône une solution «publique-privé» qui permettraient aux médecins de travailler à la fois sous rémunération de la RAMQ et sous rémunération des assurances privées des clients - mieux nantis ou mieux syndiqués! Le ministre Couillard n’est pas d’accord! Les médecins doivent «manger» à une seule «auge», la RAMQ. Ceux qui ne veulent pas n’ont qu’à «taiter» les porte-feuilles des mieux nantis de notre société, au Québec ou à l’extérieur de notre contrée!
SI LE CANADA EXISTAIT...
Le secteur de la Santé et des Services sociaux serait - selon les règles du jeu d’un Canada hypothétique - un domaine d’intervention à responsabilité et à frais partagés! En réalité, le «janitor» canadien collecte l’impôt et les taxes des Québécois mais ne retourne pas nécessairement aux Québécois tous les montants recueillis dans leurs porte-feuilles et qui pourraient répondre aux besoins financiers du système de santé du Québec. Des règles normatives de redistribution des sommes recueillies restreignent la liberté des États «provinciaux».
Ainsi, le Québec ne pourrait pas utiliser les fonds reçus du «janitor» Harper aux fins spécifiques de répondre aux besoins particuliers actuels de malades québécois! Les normes exigeraient que les fonds redistribués soient investis dans les mêmes services ou les mêmes programmes «besoin pas besoin», partout «un Atlantique à l’Autre»!
Si le Canada existait comme véritable pays, la répartition des ressources communes permettrait de répondre à des besoins spécifiques dans certaines régions de la grande contrée! C’est du moins l’idée que me fait d’un véritable pays.
Le Petit Robert, en page 1383 (édition 1986), définit le pays comme étant un «territoire habité par une collectivité et constituant une réalité géographique dénommée; nation.»
Déjà le «janitor» Harper a reconnu le Québec comme étant une nation! Donc, le Québec est un pays! Il devrait donc pouvoir gérer à sa guise toutes les taxes et tous les impôts puisés dans les poches des citoyens et citoyennes du Québec!
Est-ce cette approche stratégique qui guidait Bernard Landry - alors Ministre des Finances -, lorsqu’il a «fermé» le robinet à Jean Rochon et Pauline Marois - qui se sont succédés à la tête du Ministère de la Santé et des Services sociaux - afin d’atteindre le «déficit ZÉRO»! Croyait-il pouvoir revendiquer du «janitor» Jean Chrétien toutes les sommes recueillies au Québec afin de pouvoir les investir dans le mieux-être des Québécois et Québécoises? Ou, à défaut d’une réponse «chrétienne» affirmative, espérait-il pouvoir regrouper la société québécoise autour d’un «OUI» convaincant... à 80 % et plus? Si c’était le cas, la stratégie a «foiré»!
Maintenant, on se retrouve »gros Jean comme devant» avec Jean Charest, «aminci» au point de faufiler au sommet des sondages...! Même si ledit Jean Charest n’a pas encore manifesté son intention d’exiger une plus grande somme d’argent du «janitor» Harper, afin de résoudre les problèmes de notre réseau de Santé et de Services sociaux!
Les problèmes financiers seulement? Car des médecins et du personnel infirmier, ça ne s’achète pas chez WALL-MART..., et ça ne se fabrique pas en Chine ou Mexique, à moindre coût!
SVP, mangez sainement et évitez les accidents de la route! Protégez votre santé! Conduisez prudemment! Il faut au moins 5 ans pour combler les besoins en médecins et en personnel infirmier!
Jean Melançon
20080227.
vendredi 22 février 2008
SI LE CANADA EXISTAIT, LES QUÉBÉCOIS POURRAIENT-ILS RECEVOIR DES SOINS?
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