UNE LOI FAUSSEMENT STRATÉGIQUE ...
Tout au long des débats qui ont eu cours à l’Assemblée nationale en novembre et décembre 2007, un sujet à attiser «les feux de la rampe», le projet de Loi 42, qui se voulait une formule de discipline pour les automobilistes du Québec. En réalité, les gestionnaires et leurs faire-valoir du «Gouvernement au pouvoir» visaient avant tout à réduire les accidents routiers, les décès qui en résultent parfois, et le nombre de personnes - plus ou moins sérieusement blessées ou handicapées à vie - auxquelles la SAAQ doit verser une allocation financière, de courte ou de très longue durée, à vie même!
La raison fondamentale! Réduire les dépenses de la SAAQ, tout en maintenat, l’augmentation des sommes récoltées des contributions plus ou moins volontaires des conducteurs de motos et de toutes autres formes de véhicule - à l’exception des conducteurs de fauteuils motorisés - et des propriétaires des véhicules utilisés! Donc, la création d’un éventuel surplus de la Caisse de la SAAQ où la Ministre des Finances pourraient puisser «à pleine Forget» afin réduire l’endettement de l’État du Québec ou décréter un véritable «déficit ZÉRO»!
DES LOBBYISTES INCOMPÉTENTS?
Tout au long du débat, les médias se sont fait allégrement les véhicules de l’argumentaire des parties en cause et de leurs lobbyistes.
Le groupe dirigé par le mathémacien Jean-Marie DeKoninck tentait d’établir «une preuve par 10» qu’il fallait réduire le taux d’alcoolémie légal au delà duquel il est «criminel» - mais pas nécessairement dangereux - de tenir un volant dans ses mains! Même si la voiture est garée dans le stationnement du voisin! Parfois en ressassant des statistiques «malodorantes» - parce que trop vieilles et malconservées - de la SAAQ et, à l’occasion, celles du Ministère des Transports qui avaient pu résister au temps, sans s’écraser comme un viaduc!
D’autre part, des lobbys à la solde des propriétaires de bar, des constructeurs et vendeurs d’automobiles, des constructeurs de route, des débosseleurs, - peut-être même de la SAQ -, on fait pleuvoir sur les médias un orage de chiffres et de statistiques visant à contrecarrer les visées gouvernementales! On a semé le doute dans les champs statistiques du groupe DeKoninck et de la SAAQ, mais jamais a-t-on interrogé les promoteurs de la Loi et les statistiques sur les lieux où surviennent la plupart des accidents de la route.
DES STATISTIQUES DE LA SAAQ MALODORANTES...?
Certes, plusieurs accidents de la route surviennent sur les autoroutes. Le plus souvent, la neige ou la glace est en cause, ou encore la mauvaise visibilité. Des carambolages ou des «sorties de route» causent surtout des blessures légères, rarement des blessures graves ou des pertes de vie. À l’exception des accidents qui impliquent un conducteur solitaire qui s’est endormi au volant... ou qui a volontairement mis fin à son voyage sur cette terre! Quelques blessés médulaires étaient aussi des «accrocs » du travail ou de la performance!
Il y aussi les routiers ou conducteurs de poids lourds qui «se tuent au travail», afin de réussir à rencontrer les paiements mensuels sur leur tracteur et pour satisfaire la soif de pétrole de ces «monstres de la route»!
Mais la majorité des «collisions frontales» et des «sorties de route» mortelles où surviennent-elles le plus souvent? Sur les routes «secondaires», étroites et malconçues à l‘époque- même pour la charette tirée par un cheval fringuant? Ou des routes «meurtrières» à trois voies de roulement, comme la 173 et les côtes de Charlevoix?
Il y a bien sûr des moments plus propices aux accidents graves et mortels. Par exemple, la fermeture des bars en Beauce ou dans dans d’autres régions «éloignées et moins peuplées»! Encore hier, on rapportait un accident mortel à la sortie des bars en Beauce.
QUI NOUS DIRA... LA VÉRITÉ?
Les statistiques de la SAAQ sont peut crédibles, parce que teintées d’une nette tendance à vouloir renflouer la caisse! La ministre des Transport, la pharmienne Boulet, aux bottes de cowgirl et dont le chauffeur a parfois «le pied pesant», sans doute à cause des bottes Boulet qu’il a aux pieds?
Les universitaires: le mathématicien Jean-Marie Dekoninck ou l’ex-directeur du Département de communication publiques de l’Université Laval? Certainement pas le Premier ministre! La Sûreté du Québec? Peut-être, si ces données statistiques ne sont pas filtrées par le Ministre de la Sécurité publique!
Attendons une réponse crédible, tout en réfléchissant à des solutions à long terme! Parce ce n’est pas demain la veille...!
Jean Melançon
20080124
vendredi 25 janvier 2008
MIEUX QUE LA LOI 42: UN TRAIN RAPIDE QUÉBEC-MONTRÉAL-... WINDSOR!(4)
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