DU POSITIF...
La construction des autoroutes 20 et 40 a certainement favorisé le développement du transport routier et a permis aux manufacturiers et aux commerces de réduire les frais d’entreposage de stocks de différents produits de consommation, de matériaux de construction ou de mobilier domestique ou institutionnel! Des éléments positifs pour les porte-feuilles des investisseurs dans l’industrie de la production, dans les grandes chaînes du commerce de détail, dans la construction des véhicules lourds et dans les pétrolières!
Les constructeurs de route, responsables de leur entretien y ont aussi trouvé leur compte. D’autres en ont profité: les propriétaires de dépanneurs sur roues qui s’installaient dans les haltes routières, les entreprises de déneigement, les propiétaires de remorqueuses ou de stations services - dispersées au hasard(?) le long du parcours des deux autoroutes. Parfois, juste assez loin des portions de route mal conçues ou malentretenues, afin que les tarifs réclamés aux automobilistes ou routiers soient très rémunérateurs!
Il y a aussi les policiers de la SQ qui ont consacré plusieurs heures de travail supplémentaire, généreusement rémunérées, à la surveillance des automobilistes «au pied pesant»! Ou à dormir «en silence» à l’ombre des arbres qui camouflent suffisamment les courtes voies de liaison entre les deux doubles voies des autoroutes - surtout la 40. Ces «caches à pièges» peuvent permettre un repos tout en suscitant une crainte positive aux conducteurs de bolides et même la trouille à certains conducteurs «pressés» qui osent rouler dans la voie de gauche parce qu’elle est moins cahoteuse!
Des jobs ont été créées - tardivement peut-être - par la SAAQ qui a mis à l’oeuvre des surveillants routiers dont le mandat serait «le taxage des routiers», selon l’Association des transporteurs et les syndicats des conducteurs de poids lourds! Ces surveillants routiers dont a voulu faire des sous-policiers - car moins bien rémunérés que les agents réguliers - au sein de la SQ! Ce que le Syndicat des policiers de la SQ a violemment et efficacement combattu!!!!
À ce point, on amorce un passage progressif des effets positifs aux dommages collatéraux.
AU NÉGATIF!
Des agriculteurs emmerdés...
La construction des autoroutes 20 et 40 - tout autant que la constuction subséquente des autoroutes 10, 13, 15, 25 et 55 - n’a pas été sans générer des dommages collatéraux - comme on dit lorsqu’on parle des dommages subits par les non-belligérants en temps de guerre. Un très grand nombre des plus grandes et belles fermes agricoles du Québec ont été amputées de parcelles ou de portions de sols arables riches et généreusement productifs.
La production céréalière tout autant que la culture maraîchère et l’industrie laitière en ont subi les contrecoups, au détriment des producteurs agricoles et des consommateurs. Seule l’industrie porcine en a tiré un certain profit, à la faveur de l’exportation, tout en empestant le voisinage avec le purin!
La construction des autoroutes a favorisé les déplacements à haute vitesse, générateurs les plus productifs de trous dans la couche d’ozone!!! Et, selon les statistiques de la SAAQ, il y aurait eu, au Québec, une augmentation très importantes des décès dans des accidents mortels de la route. Selon l’argumentaire gouvernemental à la défense de la Loi 42, ces décès avaient pour causes principales la vitesse et la consommation abusive d’alcool.
Avant la SAAQ, on ne parlait des accidents mortels de la route! D’abord, la SAAQ n’existait pas! La société d’assurance ne payait donc pas outrageusement les dommages physiques et psychologiques subits par les conducteurs fautifs survivants et ne versaient pas plus le maigre pécule reçus par les survivants des victimes décédées dans ces accidents. Tout ce que la SAAQ fait maintenant...!
De plus, il n’y avait peu ou pas de routes carossables permettant la vitesse excessive et la conduite en état d’ébriété était peut-être fréquente, mais de courte durée! Les véhicules automobiles étaient beaucoup moins nombreux, les distances à parcourir plus courtes et moins fréquentées. Et, les jeunes adultes n’avaient pas accès au permis de conduire, ni à la taverne ou au bar, avant d’avoir atteint la majorité internationale: 21 ans. De même, ils ne pouvaient voter et influencer une libéralisation des normes sociales en leur faveur!
La construction des autoroutes 20 et 40 a été réalisée par étapes politiques. L’autoroute 20 a d’abord été constituée de sections rectilignes à deux voies, où, les samedis soirs et les nuits du dimanche, le journaliste que j’étais,«couvrait» au moins un accident mortel par fin semaine, dans le secteur maskoutain de l’éventuelle autoroute Jean Lesage!
Sur la rive Nord, la 40 a d’abord relié Montréal à Berthierville, après son inauguration par le premier ministre d’alors, feue Daniel Johnson, père, et son ministre des Transports, le «grand» Fernand Lafontaine, lui aussi décédé! C’était sous le régime de l’Union Nationale. Sa construction s’est ensuite poursuivie au rythme des campagnes électorales!
De Berthierville à Trois-Rivières, pour la seconde étape. Étape non encore complétée puisque cette portion d’autoroute devait gruger d’autres terres agricoles fertiles et contourner la ville de Trois-Rivières par le Nord jusqu’à St-Luc-de-Champlain(de Vincennes). Un autre tronçon a relié Trois-Rivières aux berges de la rivière Ste-Anne, aux limites de Batiscan et de Ste-Anne-de-la-Pérade! Et, l’autoroute de Francheville nous permet de survoler la ville de Trois-Rivières plutôt que de la contourner!
Québec a ensuite été reliée à Donnaconna, au détriment encore de producteurs agricoles. Mais il a fallu attendre que les fournisseurs de béton se soient réconciliés avec le gouvernement du Québec et aient accepté les nouvelles règles de financement des partis politique et d’attribution des contrats gouvernementaux, avant que soient construites les structures qui permettent de survoler les rivières Batiscan, Ste-Anne et Jacques-Cartier!
et des automobiles initiés à la patience...
Entre-temps, les automobilistes, qui - comme moi - souhaitaient relier la région De Lanaudière à Québec, en sécurité et rapidement par autoroute, empruntaient la 40 jusqu’à Trois-Rivières, le pont Laviolette de construction récente, et quelques 50 kilomètres de routes secondaires jusqu’à Ste-Eulalie. De là, la 20, nous conduisaient à l’entrée du merveilleux Pont de Québec, où nous faisions la queue durant 30 à 60 minutes, lors du retour à la maison du dimanche soir.
Depuis le décès de Pierre Laporte, prisonnier d’une cellule du FLQ, un nouveau pont a été construit en son honneur! Pierre Laporte n’est pas mort en vain, doivent penser silencieusement les administrateurs des pétrolières et les entrepreneurs en construction. Ce nouveau lien autoroutier au-dessus du fleuve St-Laurent a provoqué un émigration de jeunes familles résidentes du Québec métropolitaine vers la Rive-Sud.
Le Pont Pierre-Laporte a aussi permis aux développeurs immobiliers d’envahir le productif territoire agricole de Beauce-Nord ou la MRC-Desjardins et de s’enrichir à même les porte-feuilles et les revenus de ces nouveaux immigrants de la Rive Nord, pour la plupart employés de l’État ou de ses filiales.
Maintenant, ce sont eux qui font la queue chaque matin et , chaque jour ouvrable, après les heures de travail, dans les voies d’accès au vieux Pont de Québec et au non moins vénérable pont Pierre-Laporte. Le transport en commun entre la Rive Sud et la Rive Nord étant aussi difficile à mettre en place que de traverser le St-Laurent en marchand sur les eaux, ce sont ces populations migrantes qui, avec leurs automobiles, sont à l’origine des alertes au smog que connaissent de plus en plus régulièrement les résidents de la précieuse Vieille Capitale, qui célèbrent en 2008 son 400e anniversaire de naissance! La Capitale nationale survivra-t-elle à ces épisodes de smog et à un éventuel gouvernement Adéquiste?
...avant de devenir patients aux urgences hospitalières!
Tout au long de ces travaux de construction et des intermèdes électoraux ou référendaires, la circulation automobile s’est accrue plus vite que le nombre des médecins urgentologues et que la relève en soins infirmiers! La population du Québec vieillie et les personnes âgées occupent de plus en plus de chambres «de longues durées» dans les centres hospitaliers de soins généraux ou de soins spécialisés.
Le personnel hospitalier a été réduit par les mises à la retraite prématurées de 1996, afin de permettre au ministre des Finances d’alors, Bernard «Barlu» Landry, de se péter les bretelles à la faveur de l’illusoire «déficit zéro»! Le manque de ressources financières et de main d’oeuvre ont obligé les gestionnaires du réseau de la Santé et des Services sociaux à maintenir inoccupés de nombreux lits des centres hospitaliers, partout au Québec.
En même temps, les jeunes automobilistes peuvent maintenant conduire dès l’âge de 16 ans! Ils peuvent avoir accès aux bars, aux shooters et aux «5 à 7 à deux pour un» à 18 ans. Après avoir conduit à haute vitesse sur les autoroutes, ils oublient de «lever le pied de l’accélérateur» lorsqu’ils empruntent les routes secondaires ou les rues du quartier!
Ils en résultent une augmentation du nombre des accidents routiers, des blessés, des futurs morts et des morts qui encombrent les urgences où leur traitement est prioritaire. Les grippes, les rhumes, les accidents domestiques et autres malaises passent au second rang!
Malgré les objectifs et les orientations du Ministère de la Santé et des Services sociaux qui veulent que le personnel infirmier et les médecins traitent des personnes clientes, ces professionnels de la santé traitent toujours des patients! Des personnes, des «payeurs d’impôts et de taxes», des électeurs qui apprennent la patience du «patient» sur les chaises de la salle d’attente à l’urgence ou sur la liste d’attente des interventions chirurgicales ou des rendez-vous chez le «médecin de famille»!
Avec mes voeux les plus sincères de patience et d’espoir pour 2008, 2009, 2010....!
Jean Melançon
20071228
vendredi 28 décembre 2007
MIEUX QUE LA LOI 42: UN TRAIN RAPIDE QUÉBEC-MONTRÉAL-... WINDSOR!(3)-DES DOMMAGES COLLATÉRAUX!
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