LE PRÉSENT S'APPUIE SUR LE PASSÉ ET PRÉPARE L'AVENIR (1)
L’ÉGLISE CATHOLIQUE: UNE BONNE BONNE PARTIE DES FONDATIONS DU QUÉBEC MODERNE!
La récente lettre du Cardinal Maurice Ouellet, archevêque de Québec soulève un débat dans la population, dans le clergé, dans les médias. Plusieurs personnes - chez les jeunes «baby-boomers» peut-être- s’offusquent de cette intrusion d’un membre du Haut-Clergé du Québec dans les affaires publiques et politiques de la société québécoise. Pourquoi ne s’offusque-t-on pas dans la même veine des interventions du Président de la Chambre de Commerce du Québec, de la Présidente de la CSN, d’un chef politique du Canada, d’un ambassadeur des États-Unis ou de la France?
Le Québec a une courte histoire de quelque 400 ans! C’est peu si on la compare aux millénaires de pays du continent Européen ou de l’Asie! Puisqu’on ne l’enseigne plus à l’école, la majorité des citoyens du Québec - des plus jeunes aux adultes dans la cinquantaine - ignore le passé du Québec, les assises sur lesquelles reposent la société québécoise actuelle: politique, sociale, économique et culturelle!
POURTANT....! NOTRE ÉDUCATION!
L’Université de Montréal et l’Université Laval n’existeraient pas si elles n’avaient pas été créées de toutes pièces par l’Église et des membres de son clergé, hautement qualifiés! C’est deux universités constituent encore la source des richesses intellectuelles, économiques et politiques du Québec moderne. Les moins de 65 ans l’ignorent! Les plus de 65 ans l’oublient! Alzheimer peut-être!
Et, le réseau de l’Université du Québec a été mise sur pied par des hommes et des femmes formés dans des membres de communautés religieuses ou du clergé séculier! La naissance du réseau de l’Université du Québec s'inscrit dans une démarche de «révolution tranquille» de la société québécoise où le mythe marxiste de l’égalité et de l’identité de tous les êtres humains a confronté le mythe véhiculé par l’Église catholique:«Il y a beaucoup d’appeler mais peu d’élus!» qui modelait alors la société québécoise dans ses dimensions sociales, économiques, politiques et culturelles.
Les Québécois de plus de 60 ans qui ont eu accès à des études universitaires avaient reçu leur formation de base dans les collèges classiques, créés et dirigés par des communautés religieuses ou des membres du clergé séculier! Leur formation primaire avait été fournie par l’école du village souvent dirigiée par les membres d’une communauté religieuse, femmes ou hommes. Ou à l’école de rang, par de futures mères de «grosses familles» qui y ont gagné quelques dollars par année, avant de trouver mari!
La mytique Émélie Bordeleau, elle a existé dans tous les villages, dans toutes les paroisses du Québec rural! Ce n’est pas qu’un mythe télévisuelle issue de l'imaginaire de l’auteure Arlette Cousture! C’est une réalité historique ramenée à la mémoire collective très pertinemment par Arlette Cousture!
Réflexion à suivre dans la SANTÉ, L’ÉCONOMIE ET LA POLITIQUE!
Jean Melançon
20071122
L’ÉGLISE CATHOLIQUE: UNE BONNE BONNE PARTIE DES FONDATIONS DU QUÉBEC MODERNE!
La récente lettre du Cardinal Maurice Ouellet, archevêque de Québec soulève un débat dans la population, dans le clergé, dans les médias. Plusieurs personnes - chez les jeunes «baby-boomers» peut-être- s’offusquent de cette intrusion d’un membre du Haut-Clergé du Québec dans les affaires publiques et politiques de la société québécoise. Pourquoi ne s’offusque-t-on pas dans la même veine des interventions du Président de la Chambre de Commerce du Québec, de la Présidente de la CSN, d’un chef politique du Canada, d’un ambassadeur des États-Unis ou de la France?
Le Québec a une courte histoire de quelque 400 ans! C’est peu si on la compare aux millénaires de pays du continent Européen ou de l’Asie! Puisqu’on ne l’enseigne plus à l’école, la majorité des citoyens du Québec - des plus jeunes aux adultes dans la cinquantaine - ignore le passé du Québec, les assises sur lesquelles reposent la société québécoise actuelle: politique, sociale, économique et culturelle!
POURTANT....! NOTRE ÉDUCATION!
L’Université de Montréal et l’Université Laval n’existeraient pas si elles n’avaient pas été créées de toutes pièces par l’Église et des membres de son clergé, hautement qualifiés! C’est deux universités constituent encore la source des richesses intellectuelles, économiques et politiques du Québec moderne. Les moins de 65 ans l’ignorent! Les plus de 65 ans l’oublient! Alzheimer peut-être!
Et, le réseau de l’Université du Québec a été mise sur pied par des hommes et des femmes formés dans des membres de communautés religieuses ou du clergé séculier! La naissance du réseau de l’Université du Québec s'inscrit dans une démarche de «révolution tranquille» de la société québécoise où le mythe marxiste de l’égalité et de l’identité de tous les êtres humains a confronté le mythe véhiculé par l’Église catholique:«Il y a beaucoup d’appeler mais peu d’élus!» qui modelait alors la société québécoise dans ses dimensions sociales, économiques, politiques et culturelles.
Les Québécois de plus de 60 ans qui ont eu accès à des études universitaires avaient reçu leur formation de base dans les collèges classiques, créés et dirigés par des communautés religieuses ou des membres du clergé séculier! Leur formation primaire avait été fournie par l’école du village souvent dirigiée par les membres d’une communauté religieuse, femmes ou hommes. Ou à l’école de rang, par de futures mères de «grosses familles» qui y ont gagné quelques dollars par année, avant de trouver mari!
La mytique Émélie Bordeleau, elle a existé dans tous les villages, dans toutes les paroisses du Québec rural! Ce n’est pas qu’un mythe télévisuelle issue de l'imaginaire de l’auteure Arlette Cousture! C’est une réalité historique ramenée à la mémoire collective très pertinemment par Arlette Cousture!
Réflexion à suivre dans la SANTÉ, L’ÉCONOMIE ET LA POLITIQUE!
Jean Melançon
20071122
2 commentaires:
M. Melançon,
vous rappelez à juste titre l'implication fondamentale de l'Église catholique québécoise dans la livraison de services sociaux de base qui sont aujourd'hui livrés par l'État. Je suis d'accord avec vous lorsque vous nous rappelez à notre devoir de mémoire. J'ai eu la chance de travailler sur une importante étude sur la pauvreté au Québec et les faits m'ont clairement convaincu que les communautés religieuses ont joué, et jouent ENCORE un rôle majeur dans l'aide aux nécéssiteux de notre société (vous diriez pays je crois ;-))
Cela étant, cette époque à laquelle vous faites référence, ne l'appelle-t-on pas aujourd'hui la Grande noirceur ? Notamment parce que l'Église catholitique occupait une place disproportionnée dans le débat public, et dans le processus de prises de décisions gouvernmentales. Ces décisions ne doivent-elles se prendre pour le bien public, dans un contexte démocratique, donc de iberté individuelle, incluant la liberté de pratiquer une religion, ou une autre, ou aucune. Bref, la déconfessionnalisation de nos services sociaux publics fut, à mon point de vue, un signe de progrès pour le Québec, même s'il est arrivé plus tard que dans à peu près toutes les autres sociétés occidentales comparables. Finalement, je partage votre surprise de voir, et d'entendre, des bien-pensants s'offusquer des prises de positions publiques de Mgr Ouellet. Il a tout aussi le droit que n'importe quel autre représentant de groupe de pression de prendre publiquement la parole pour exprimer ses idées. Le débat social n'en est qu'enrichi.
Au plaisir d'échanger à nouveau.
Stéphane Dion
Bonjour Stéphane Dion3! Effectivement, le Québec a connu la Grande Noirceur, sous l'influence des mêmes «Robes Noires» qui ont tenu les populations autochtones d'Amérique du Nord, «sous influence» afin qu'ils soient plus facilement soumis à Louis XIV et à ses mandataires en terre d'Amérique! Certaines «robes noires» ont été dégusté par certaines autochtones qui les ont mal digérés et leur reproche aujourd'hui leurs comportements envers les Orphelins de Duplessis!!!
Or, en effet, à l'époque de la Grande Noirceur les «Robes Noires› - et parfois rouge si l'on regarde du côté des évéchés de Rimouski et de Trois-Rivièrs - ont usé de la chaire..., et parfois de la chair, pour assurer le règne de Maurice «Le Noblet» Duplessis, notre Louis XIV québécois de souche!
Enfin, nos «Robes Noires» qui ont construit plusieurs institutions d'enseignement qui logent aujourd'hui les principaux CEGEP du Québec, savaient géré leur projet de construction! Les édifices des communautés religieuses affichent encore fièrement et solidement leurs mûrs de pierre grise! D'autres institutions plus récentes construites sous les règnes de l'Union Nationale et du Parti Libéral de Jean Lesage, par les fournisseurs de béton qui alimentaient également les caisses électorales exigent autant d'entretien que les viaducs construits à la même époque! Dans la région de Lanaudière, deux entrepreneurs se sont partagés les contrats de béton en échange de contribution à la caisse d'Antonio Barette ou à celle de Georges-Émile Lapalme.
Toutetois, à cette époque, la loi actuelle qui régit le financement des caisses électorales n'était pas en vigueur. Comme dans le cas de la campagne de Jean Charest à la chefferie du parti Progressiste-Conservateur, les noms ont certainement disparu! On ne pourrait donc y retrouver les noms de Bernard Malo ou de Grégoire Perreault! p
Je prolongerai ma réflexion, bientôt, dans le secteur de la santé et le secteur de l'économie!
À bientôt.
Jean Melançon,
20071207
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