jeudi 22 novembre 2007

BÂTIR UN PAYS! LE QUÉBEC(3)

LE PRÉSENT S'APPUIE SUR LE PASSÉ ET PRÉPARE L'AVENIR (2)
LA SANTÉ! UN RÉSEAU D’ORIGINE RELIGIEUSE!

De mémoire le premier accouchement de ma mère dans hôpital - son huitième accouchement sur 13 - a eu lieu à l’hôpital St-Eusèbe de Joliette, construit et dirigé à l’époque par la communauté des Soeurs de la Providence! Les usagers devaient y assumer les frais exigés! On acceptait facilement les règlements sur une longue période... et peut-être des paiements en nature (Attention aux mauvaises pensées, dirait feu mon directeur spirituel de l’époque du collège classique ) -produits agricoles, du jardin, de ferme! Pour les moins biens nantis l’organisateur local de l’Union national fournissait un «papier rose ou un billet rose» dont le montant était acquitté par la Caisse de l’Union Nationale - avec la bénédiction de Jos D. Bégin et de Maurice «Le Noblet» Duplessis.

Mon épouse a donné naissance à nos trois enfants dans des hôpitaux dirigées par des religieuses où les soins étaient de très grandes qualités...! Et la nourriture également! À Montréal et à Québec, à l’Hôpital de la Miséricorde. À
Joliette, à l’hôpital St-Eusèbe, où du personnel séculier avait fait son entrée! Le service était de presqu’aussi bonne qualité que sous la gestion religieuse! Quelques exceptions, en raison de l’inexpérience de jeunes infirmières ou de la surcharge de travail qui commençait déjà à se faire sentir!

DU PARTICULIER AU GÉNÉRAL!
Progressivement avec le début de la Révolution Tranquille, la présence laïque s’est accrue dans les hôpitaux du Québec! L’assurance hospitalisation et l’assurance maladie ont été mises en place au cours des ans. L’État du Québec s’est porté acquéreur ou à louer des établissements de santé soigneusement construits et entretenus par les communautés religieuses... ou des philanthropes anglophones! L’assurance hospitalisation, financée par nos impôts, a progressivement remplacé les «billet rose» de l’époque duplessiste.

Les grands entrepreneurs en construction et les producteurs béton ont érigé de nouveaux bâtiments et alimenté généreusement les caisses électorales
unionistes et libérales. Comme le ministère des Transports pour ses viaducs, le ministère de la Santé et des Services sociaux doit aujourd’hui investir une large part de son budget multimilliardaire dans la rénovation et l’entretien des centres hospitaliers et autres établissements de santé.

Par ailleurs, on doit délaisser de solides constructions qui ne peuvent accueillir les nouvelles technologies de la santé! Dans quelques cas, on rénove de
somptueux immeubles du passé afin de les convertir en Centre hospitalier de soins de longues durées. Dans certains cas, on a créée en vitesse une politique de santé - mentale et physique - basée plus des principes financiers que sur des règles scientifiques et éthiques régissant les soins de santé. Sont alors nées la désinstitutionnalisation et les chirurgies d’un jour.

La gestion politique de la Santé a rapidement démoli une structure d’accueil et des respects des êtres humains victimes de maladies
qu’avaient religieusement instaurée les communautés religieuses de femmes!

Plusieurs déficients mentaux jadis à l’abri des regards indiscrets, sous les grandes jupes noires ou grises des religieuses, se retrouvent à la rue, dormant sur les bancs de parcs ou sur les bouches d’aération terrestre de grands immeubles commerciaux. Des débris de toutes sortes leur servent d’abris. Au même titre que les grandes jupes noires ou grises, les gardaient à la chaleur et à l’abri des regards condescendants des mieux nantis! Financièrement , c’est sûr! Intellectuellement, on peut parfois en douter
!

UNE SANTÉ À RECONSTRUIRE AVANT LA NAISSANCE D’UN PAYS!

À une époque encore très récente, sous les régimes libéraux ou péquistes, on a construit des immeubles afin de consolider les bases du réseau de Santé et des Services sociaux! Ça faisait belles affiches en périodes électorales.

À Montréal, rue
St-Denis, entre Rosemont et Beaubien, un magnifique immeuble a été construit sous le ministre péquiste Denis Lazure. On devait y accueillir des personnes âgées. L’immeuble a été inoccupé pendant au moins deux ans parce que les planificateurs politicailleurs n’avaient pas prévus les crédits requis pour meubler l’édifice et les budgets récurrents subséquents pour engager le personnel requis pour donner les soins et les services requis aux personnes hébergées. Du 16e de l’Édifice Catherine-de-Longpré, siège du ministère de la Santé et des Services sociaux, j’ai vu s’élever progressivement la section la plus récente du Centre hospitalier St-Sacrement à Québec. La seule section de l’immeuble dotée d’une circulation et d’épuration de l’air, à atmosphère contrôlé, qui devait loger le centre des grands brûlés..., que les décideurs politiques ont relocalisés dans un autre établissement hospitalier de Québec!

La construction a débuté sous le règne de
Marc-Yvan Côté, les espaces ont été occupé sous un régime péquiste quand les crédits pour le mobilier et le personnel ont enfin été inscrits aux prévisions budgétaires de l’État! Et, les Libéraux de Jean Charest ont déménagé le programme des grands brûlés...!

UNE RÉFLEXION RÉFLÉCHISSANTE...! LE RAPPEL DES RELIGIEUSES À LA GESTION DES HÔPITAUX?
Ce passé récemment, je l’observe dans un miroir qui, placé devant moi, me cache heureusement les incapacités des décideurs du présent à
construire un futur qui serait à la hauteur d’un passé antérieur, sur lequel ont été construites les valeurs essentielles d’un système de santé et de services sociaux: la compassion, l’amour du travail bien fait, la disponibilité et la générosité!

Ma réflexion me permet de croire que la construction d’un nouveau pays exigera des Québécoises et Québécois une très importante introspection à la recherche de valeurs communes
essentielles à une véritable nation, à un peuple digne de gérer sa destinée et de construire un pays qui survivra aux siècles et à l’Éternité..., que les Robes Noires nous ont présenté comme étant d’une durée indéfinie dans le temps et l’espace....! Devrait-on demander à la DG des Soeurs Grises de prendre la direction du ministère de la Santé et des Services sociaux? Ou de l’Agence régionale de la Vieille Capitale
Jean
Melançon
2007/12/08

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