| Une expérience désagréable pour l'individu et son porte-feuille a été vécue à Sherbrooke, le 18 mai 2007. Afin que d'autres personnes handicapées et leurs aidants ne soient pas victimes de l'appétit financière de la Ville de Sherbrooke, je reproduis ci-après la lettre adressée au Maire de Sherbrooke,monsieur Jean Perreault. Dans une vie antérieure, monsieur Perreault a été très impliqué au sein du Département d'Éducation physique de l'Université de Sherbrooke, où oeuvrent et ont oeuvré des personnes très impliquées en matière de préservation et d'amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes de limitations! Voici donc cette lettre qui n'a reçu qu'un accusé réception poli d'une secrétaire à l'hôtel de ville de Sherbrooke. ----- «Monsieur Jean Perreault, maire de Sherbrooke, Monsieur Perreault, L'expérience que j'ai vécue à Sherbrooke le 18 mai dernier me laisse soupçonner que votre ville est peu accueillante pour les personnes handicapées ou à mobilité réduite! En effet, le voisinage du panneau légal et officiel – sur poteau et sur pavage aux couleurs exigées - autorisant le stationnement pour véhicule adapté ou utilisé pour les déplacements de personnes à mobilité réduite, et d'un parcomètre laisse très perplexe un résident de la Capitale nationale, la Ville de Québec. En effet, partout sur le territoire la Ville de Québec, le stationnement est permis sans frais sur tous les parcomètres, en tout lieu où le stationnement n'est spécifiquement interdit et bien entendu aux endroits où le pavé est peint au bleu et au jaune et où la panneau officiel du ministère des Transports précise que l'espace de stationnement est strictement réservé aux détenteurs de la vignette officielle émise par la Société d'assurance automobile du Québec. Atteinte de la sclérose en plaques et devant se déplacer en fauteuil motorisé, mon épouse est détentrice d'une telle vignette qu'elle conserve dans son sac à main et qui n'est affichée que lorsque la fourgonnette adaptée que je conduis, la transporte. Ainsi, lorsque je suis seul dans le véhicule , je n'utilise pas la vignette, je n'utilise pas les espaces réservés au stationnement des personnes à mobilité réduite et je paie au parcomètre la somme exigée. Toutefois, le 18 mai dernier, après avoir assisté à la défense de la thèse de doctorat de notre fils aîné à l'Université de Sherbrooke, mon épouse et moi l'avons accompagné avec parents et amis au restaurant Café Antiquarius! La rue sur laquelle est situé cet établissement n'offre aucun espace réservé pour le stationnement de personnes handicapées ou à mobilité réduite. Et, aucun abaissement des trottoirs (bateau-pavé) n'est prévu, si ce n'est aux intersections. C'est du moins, c'est ce que nous avons pu observer aux alentours de l'établissement. À l'arrivée j'ai donc dû stationner ma fourgonnette – adaptée pour le transport d'un lourd fauteuil motorisé – rue Meadow, l'endroit le plus près de l'établissement où nous nous dirigions. La confusion créée par le panneau de signalisation permettant le stationnement pour les détenteurs de la vignette spécifique aux personnes handicapées, l'habitude que j'ai d'utiliser régulièrement ces espaces lorsque je suis en compagnie de mon épouse et les règles qui prévalent dans les autres villes où je me déplace, a fait en sorte que j'ai pas mis de monnaie dans le parcomètre. J'ai même poussé l'audace jusqu'à interroger des passants sherbrookois afin de m'informer des règles qui pouvaient prévaloir spécifiquement à Sherbrooke dans une telle situation. Personne n'a pu me répondre. Enfin de soirée, avant de prendre la route pour Québec, j'ai pris possession avec surprise de l'avis d'infraction avec l'intention de la contester! Toutefois, environ un mois plus tard. La date de réception ne me permettait pas de contester l'avis d'infraction. Je l'ai donc placé «sur la glace», accordant la priorité à mes activités bénévoles auprès des personnes atteintes de la sclérose en plage et à mon engageant à la défense des droits de toutes les personnes handicapées – quelle que soit la source de leur mobilité réduite! Au cours de la fin de semaine, j'ai mis un chèque de 25 $ à la poste avant une note de contestation. Et, surprise, il y a quelques minutes, la Poste me livrait une décision de la cours municipale de Sherbrooke me déclarant coupable d'une infraction – majorée de 50 $ - que je ne peux que contester aux noms de toutes les personnes handicapées et leurs aidants qui résident dans votre ville ou la visitent. Après avoir parlé au téléphone avec l'une des personnes employées de la Cour municipale, je ne me déplacerai pas à Sherbrooke pour enregistrer une contestation du jugement et je n'engagerai pas de frais d'avocat pour défendre ma cause. J'utiliserai plutôt la voie des autorités supérieures compétentes et celle des médias pour dénoncer la situation qui prévaut dans la Ville de Sherbrooke en matière d'accueil aux personnes handicapées ou à mobilité réduite et à leurs aidants.» Et, depuis, la Ville de Sherbrooke a encaissé les chèques totalisant 75 $, malgré mes interventions! Ce qu'on veut c'est nos dollars! Jean Melançon 2007/09/18 |
mercredi 19 septembre 2007
À SHERBROOKE! ON EXPLOITE LES PERSONNES HANDICAPÉES ET LEURS AIDANTS!
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire