Le Québec doit-il attendre un référendum favorable pour déclarer et assumer son indépendance? Une société comme tout individu doit bâtir au jour le jour son indépendance et sa souveraineté!
Depuis sa naissance jusqu’à sa vie adulte, l’individu acquiert peu à peu son indépendance et sa souveraineté. Sous l’oeil vigilant de ses père et mère, le jeune enfant apprend le contrôle de son propre corps! Il passe de la couche à la petite culotte.
Plus tard, c’est à la maison et à l’école qu’il développera et apprivoisera l’usage du cerveau qui habite sa boîte crânienne. Il apprendra à parler, à distinguer les avantages et les inconvénients de ses gestes, des habitudes de vie et de ses comportements. Il fera la découverte de la réalité de l’effort quotidien requis du lever au coucher et de l’imaginaire issu de son cerveau alimenté par la lecture, la télévision ou des herbes fumeuses!
Au terme de ses études «secondaires» - qui n’ont de «secondaire» que le qualificatif populaire qui en réduit l’importance et la popularité -, l’individu devrait posséder - dans les sens du terme - une langue qui constituera une clef essentielle d’accès aux niveaux subséquents de sa vie d’adulte en devenir. L’école « polyvalente» - qui l’est dans toute son entité par les étudiants qu’elle accueille et les enseignements qu’elle dispense - dotera l’individu bien intégré des bases essentielles pour passer à une étape subséquente de sa vie, à un moindre niveau de dépendance de ses parents, de sa famille, de ses maîtres. Le CEGEP lui donnera l’occasion de découvrir - parfois à-tâton - de nouveaux outils qui peuvent lui permettre d’accéder à l’autonomie personnelle et éventuellement professionnelle.
Son autonomie s’acquiert progressivement lorsqu’il doit quitter le toit familial afin de poursuivre ses études dans la grande ville ou dans une autre région. Sa véritable indépendance, il l’atteindra lorsqu’il aura réussi à rembourser toutes les dettes accumulées au cours de ses études!
Les études «collégiales» devraient - selon l’étymologie du terme - apprendre à l’individu l’importance de la collégialité - en party ou hors party - afin de favoriser son intégration dans une société - parfois fermée, bornée, sans horizon d’avenir. Des études «supérieures» - en coûts et en efforts exigés - apporteront les technologies, les grands principes, une méthode d’analyse et un processus intellectuel qu’exige une pratique professionnelle de plus en plus autonome!
Une pratique qui devraient - après quelques années - donner accès à l’indépendance financière, à l’autonomie qu’on pourra ensuite marier avec celle d’un compagnon ou d’une compagne afin de permettre à la société dont nous sommes membres de s’agrandir, de survivre, de se perpétuer dans les traces de nos pas!
Je suis d’avis que toute société naissante doit vivre toutes les étapes de la vie d’un individu afin d’atteindre son autonomie et son indépendance! Et, un référendum ne peut pas permettre de sauter des étapes!
Où en est rendue la société québécoise dans cette démarche vers l’indépendance? C’est une analyse personnelle historico-politique que je poursuivrai à la prochaine occasion!
jeudi 20 septembre 2007
L'INDÉPENDANCE! ÇA NE SE GAGNE PAS À LA LOTERIE D'UN RÉFÉRENDUM
Jean Melançon
2007/09/20
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