GUY CHEVRETTE A CONSEILLÉ PAULINE MAROIS!
Quelques minutes avant l’annonce de la désignation de Pauline Marois à la tête du Parti Québec, le mardi 26 juin 2007, la radio de la SRC à Québec a présenté des entrevues avec différentes personnalités politiques du Québec, dont l’ex-ministre et ex-député Guy Chevrette, maintenant président directeur-général d’un organisme représentant les principaux intervenants de l’industrie forestière du Québec. Au cours de l’entrevue accordée à la journaliste de Radio-Canada, Guy Chevrette a conseillé à Pauline Marois de s’entourer de gens compétents, en qui elle a confiance. Il a même ajouté qu’elle devait éviter de s’entourer exclusivement de gens qui militent dans le Parti Québécois. Ces gens observent et analysent en effet la réalité avec les paramètres d’analyse qui découlent du programme ou de la ligne de pensée du Parti Québécois.
Durant sa carrière politique, alors que Pierre-Marc Johnson avait quitté le Ministère de la Santé et des Services sociaux pour assurer la succession de René Lévesque, Guy Chevrette a occupé, pendant les quelques mois du règne de Pierre-Marc Johnson, la fonction de Ministre de la Santé et des Services sociaux. L’auteur de ces lignes travaillait alors à titre de conseiller en communication, à la direction des Communications du même ministère. J'ai eu l'occasion de croiser Guy Chevrette à quelques reprises et d’échanger quelques propos, sans gène ni restriction, puisque nous sommes tous les deux originaires de la région de Lanaudière, que nous nous connaissons depuis maintenant plus de 50 ans, et que nous avions déjà eu l’occasion de «se tirer la pipe», comme le dit la langue populaire de Lanaudière.
Guy Chevrette a été à une époque l’employé permanent du syndicats des enseignants de la région -présidé par un autre retraité de la politique québécoise et canadienne, Marcel Masse. L’ex-ministre était également un lanceur de balle-molle réputé et s’alignait avec l’équipe de son village natal, St-Côme-de-Joliette - à ne pas confondre avec St-Côme-de-Linière, en Beauce. L’auteur de ces lignes était pour sa part rédacteur-en-chef d’un hebdomadaire régional. Des lignes pamphlétaires traitaient à l’occasion des exploits et de la réputation de «l’étoile» de St-Côme, qui a également fait sa marque - des marques - dans le domaine du ballon-balai! Donc, le conseiller en communication pouvait se permettre d’échanger familièrement avec le Ministre!
À une occasion, le politicologue de formation- qui a muté progressivement en conseiller en communication - a exposé sa théorie sur la durée de vie des gouvernements au Québec.
Depuis l’ère Duplessis, aucun parti politique du Québec n’a pu réaliser plus de deux mandats consécutifs ( 8 ans)! Ma thèse: le personnel politique rapproché au bureau du Premier ministre et dans les cabinets ministériels est recruté exclusivement parmi les membres du parti au pouvoir, des partisans convaincus et dévoués! Les fonctions assumées par ces conseillers rapprochés exigent de longues heures de travail, chaque jour et chaque semaine, à Québec, à Montréal ou dans la circonscription électorale, au service d’un ministre également député. Ainsi, peu de membres du groupe peuvent se permettre une vie familiale et sociale normale!
Au travail comme en réunions sociales, on se retrouve entre collègues, entre membres d’un même parti politique, qui partagent nécessairement, pour plusieurs, les mêmes idées, les mêmes opinions, les mêmes ambitions, les mêmes perceptions de l’environnement politique. Progressivement les liens sont rompus avec la réalité de la famille, des parents , des amis! Donc, la perception de la réalité économique et sociale est toujours teintée de l’idéologie, du programme et des engagements ou des promesses électorales du parti.
De réunions de cuisine, en colloques régionaux jusqu’en congrès nationaux, la réalité québécoise est toujours perçue à travers le filtre politique partisan. Peu à peu, la divergence s’installe entre la réalité québécoise et la réalité du parti - qu’il soit péquiste ou libéral! La rupture survient au moment du troisième rendez-vous électoral!
Privé de contacts avec les «vrais besoins» de la population du Québec, le parti subit la défaite et se retrouve dans l’opposition tandis que le personnel des cabinets politiques se retrouvent en chômage! Peu de temps après avoir exposé cette théorie à Guy Chevrette, le Parti Québécois a subi la défaite, a été chassé du pouvoir. La théorie s’est confirmée!
Ces propos échangés ont-ils trouvé une place dans la mémoire de l’ex-député de Joliette, au point d’y mûrir et de se traduire dans de très judicieux conseils à la nouvelle cheffe du Parti Québécois? Ma théorie tient toujours la route! Seul Jean Charest et Pauline Marois pourraient éventuellement être à l’origine de l’exception qui confirmerait la règle!
Toutefois, il faut aussi tenir compte de l’adéquiste Mario Dumont dont l’intervention «providentielle» favorisera peut-être l’élection de la première Première Ministre du Québec! Ma théorie survivra-t-elle au prochain rendez-vous électoral au Québec?
Jean Melançon,
2007/10/02
mardi 2 octobre 2007
LES DERNIERS MOIS DE JEAN CHAREST?
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire