LA VOIRIE QUÉBÉCOISE DE NOS ANCÊTRES!!!
La chute du viaduc du Boulevard de La Concorde à Laval, en 2006, les travaux de la Commission Johnson et les tentatives du Ministère des Transports de défendre ses politiques de voirie me rappellent des souvenirs de jeunesse. Dans ces souvenirs politiques de jeunesse, le Ministère de la Voirie était un outil stratégique électoral qui a bien servi l’Union nationale, les constructeurs de routes et les producteurs et fournisseurs de béton - plus ou moins armés! Les économies réalisées sur les «armatures» étaient obligatoirement orientées vers la caisse électorale de l’U.N.... ou des Libéraux! Dans chaque région du Québec, il y avait au moins deux constructeurs de route et deux fournisseurs de béton, l’un cotisait à la caisse électorale de l’Union Nationale, l’autre à celles des Libéraux. Parfois, les plus malins contribuaient aux deux caisses afin de pouvoir piger à deux mains dans la caisse du Ministère de la Voirie! C’est du moins ce que me rappellent les échos de la mémoire publique, qui s’appuient sur des souvenirs de jeunesse: la distribution de bière à des électeurs «sélectionnés» qui avaient voté, présume-t-on, du «bon bord» et quelques semaines de travail, à 14 ans, au sein de l’équipe du cantonnier municipal et organisateur de l’U.N., durant le mois précédent une élection québécoise! C’était l’époque où un certain Paul Tellier discourait du haut de ses 16-17 ans en faveur de son père, feu Maurice Tellier, ex-député de Montcalm et ex-président de l’Assemblée nationale (...peut-être encore législative). C’était l’époque où l’on construisait des ponts « où il n’y avait pas de rivières», diraient des Libéraux. Du moins, à Joliette,sous le règne du député - brièvement premier ministre - Antonio Barrette, deux ponts ont été construits au-dessus de la rivière l’Assomption. Environ, dix ans plus, on a relié à ces ponts une portion de la route 158 qui permet d’éviter le centre ville de Joliette. L’arrivée de René Lévesque et du Parti Québec en 1976, a permis l’adoption d’une loi sur le financement des partis politiques! À qui profitent maintenant les économies de temps, de matériaux et de fourniture que font les firmes d’ingénieurs, les constructeurs de route et leurs sous-contractants lorsqu’ils participent à la construction de routes et de viaducs qui tombent hâtivement en décrépitude en raison d’une mauvaise conception, d’une application erronée ou réduite de l’armature d’acier ou d’une qualité de béton assujettie à une évaluation «italienne» des matériaux? Voilà les interrogations qui folâtrent actuellement dans l’imaginaire d’un politicologue-journaliste qui a vécu les «belles années» de la fin du Duplessisme, de l’intermède Johnson «père» et de la Manic, et de la «Révolution tranquille» - pas toujours tranquille de 1963 à 1973! Et, du Canada hypothétique, on en parlait peu ou pas, sauf quant PET s’en mêla et imposa un séjour au Québec aux militaires «canadiens»! C’était pour eux une activité moins risquée que la reconstruction de l’Afghanistan... contre le gré des Talibans, et à nos frais!
Jean Melançon,
2007/10/02
mardi 2 octobre 2007
LE CANADA N'EXISTE PAS! -5-
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